dimanche 25 mai 2008

Traversée du Pacifique : 7eme bulletin





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lat 4°55 S long 114°33 W

Après un trou d'air d'environ une semaine, les alizés du Pacifique Sud sont revenus, salués quelques heures auparavant par une magnifique prise : une grande dorade coryphene de près de 10 Kg. Cela évite les débats sur le menu des repas des prochains trois jours.

Il y a une semaine un pari a été lancé sur la date d'arrivée aux Marquises, avec à la clef pour le gagnant une exemption de corvée de vaisselle durant 5 jours consécutifs !
Cela donne : Vincent ( 5 juin ), Patricia ( 7 juin ) et Bia ( 9 juin ). Le pari est sans arrêt commenté à l'heure des points routes, des réceptions de bulletins météo, des choix de combinaisons de voiles ou des négociations de tours de vaisselle ...

Cette saine émulation est-elle la cause de l'épreuve de la nuit passée ?

Car, aujourd'hui, nous sommes, avec Patch, lessivés. Dans l'attente de toucher du vent à un moment ou un autre, et concients qu'il ne faudrait pas le gaspiller ( tout comme l'énergie et l'eau ) , la nuit dernière nous avions conservé le spi ( grande voile ballon ) à une allure de largue dans un contexte de petite brise mal établie et sous régulateur d'allure ( pilote automatique non électronique ). Ayant passé 2 heures à paufiner les réglage de cette allure très difficile ( le vent apparent devient extrêmement instable ) et le vent ne pointant toujours pas, je vais me coucher en jurant contre les prévisions météo.

Au bout de quelques minutes, Patricia me réveille pour me signaler une anomalie avec le spi. A moitié engourdi, dans une nuit noire étoilée, la brise tant attendue commençant à souffler, je sors à l'avant constater le problème : le spi, voile de + de 90 m2 s'est enroulé autour de l'étai sur lequel et enroulé notre génois. Il s'est créé des poches entre les tours, le tout battant dans les airs dans un vacarme étourdissant.

Au delà de la terrible impression, la conséquence est que nous ne pouvons plus utiliser aucune voile d'avant, alors que maintenant ça souffle, et si rien n'est fait pour décravater le spi, ce dernier peut s'abimer. Notre équipage est réduit. Comment faire pour démêler cette affaire, de nuit, avec un bateau devenu instable ?

Nous décidons de libérer le point d'amure ( sur tangon ) ce qui a pour effet de défaire, après travail, les tours du bas. Mais c'est insuffisant, en haut ça coince, et comme on n'y voit rien, Patricia, dans un effort surhumain, devra me hisser en haut du mât. C'est dantesque : avec le vacarme de la mer, les morceaux de voiles qui battent de toutes parts et les grandes oscilations du mât auquel je m'accroche tel un condamné, pour ne pas voler au dessus du Pacifique, nous avons la plus grande peine à nous comprendre. Arrivé en haut la situation n'est pas brillante : tout est emmêlé, drisses, housse de spi, spi, système d'enrouleur de génois et je n'ai qu'une envie: celle de me faire redescendre, ce que d'ailleurs Patricia exécutera très rapidement. Finalement nous en sommes réduits à limiter les dégâts : nous ferlons tant bien que mal ce qui reste de spi sous le vent de la grand voile et allons nous allonger exténués, pour mieux penser à ce que nous devons faire. A l'aube, rebelotte. Patricia me remonte au mât. La mer s'est creusée, et Dolce Vita balance dur. Le plan est simple : couper la drisse du spi en tête de mât et prier pour que ça descende ... utilisant mes rudiments d'escalade je parviens d'une main ( l'autre main et les deux jambes servant à me retenir au mât ) à larguer le spi qui, dans sa chute, se coince à mi-étai. Encore quelques efforts et le tout sera démêlé. Avec Patricia, attachés à nos lignes de vie, nous gisons côte à côte sur le pont. Elle m'aura impressionné de détermination et de force.

On se sent tout petit au milieu du Pacifique, et je me souviendrai de ce lever de pleine lune rougeoyante, en haut du mât de Dolce Vita, en cette soirée mouvementée du 24 mai. Le gênois est maintenant sorti et nous pouvons poursuivre notre longue route.

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Estamos a 21 dias no mar. Ontem, pescamos uma Dourada de aproximadamente 10Kg, uma carne branca e suculenta, comida fresca garantida por 3 dias...
Depois de uma semana com ventos fracos, finalmente estamos num bom ritimo de navegaçao, mas tivemos um grande susto, ontem a noite, quando a vela balao se enrrolou na genoa, foi um sufoco!!! No meio da noite tive que subir Vincent no mastio para tentar desenrrolar a vela, mas a noite estava muito escura e o barco balançava muito. Decidimos prender a vela e dormir um pouco. No outro dia , bem cedo, Vincent estava se balançando no alto do mastio e depois de muito esforço conseguimos soltar e guardar a vela balao. E agora estamos seguindo com a nossa velha e confiavel genoa...

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Eh dis, t'avais mis tes soleillettes pour la pleine lune?
!o)

Bon, le poisson, le vent, tout était bien qui finissait bien cet épisode d'attente et de calme plat, mais il faut bien que votre aventure croustille d'évènements exceptionnels!

Tout semble se solder par plus de peurs que de maux, mais de ma part, soyez psychologues avec Léo autant que vous savez l'être: il doit facilement se trouver face à des questionnements qui dépassent sa pensée logique en formation, avec toutes ces péripéties, et l'essentiel est de tout lui expliquer et de l'aider à construire un sens pour chaque chose en lui permettant de ne pas développer d'angoisses non dites.

Je ne m'en fais pas outre mesure, car ce moussaillon va avoir appris en quelques mois plus que d'autres en quelques années!

Et bien ce soir, je me coucherai content, en me disant que tous les calculs et prévisions concernant votre arrivée aux Marquises sont à reprendre...

Vous pouvez garder votre carburant pour plus tard, en effet, en vous disant bien qu'en France, en cette fin de mai 2008, le prix du gazole a pratiquement égalé celui du super, et que tous deux atteignent sans tambour ni trompette les 10 francs le litre...

Soyez donc plus heureux que beaucoup de vos compatriotes, pour sûr!

Anonyme a dit…

Amiga, adorei o resumo, vc está boa em resumos... êeee preguiça
fico feliz sempre de ler novas notícias e qual a próxima parada?? quando vai ser??
mande beijos a todos.

com amor

piti

Anonyme a dit…

avec le beau poisson nous voici au moins rassuré côté grosses faim après des effort pareils le festin est sans doute bien apprécié