samedi 5 septembre 2009

Bahia ( épisode 2 / 4 )

Arrivée à Salvador, fin du voyage.



Le 5 septembre, vers 4 heures du matin le vent tourne à l’ouest. A ce moment nous sommes soulagés et savons que nous serons au rendez-vous fixé à 9 heures devant le phare de Barra qui marque l’entrée de la Baie de Tout les Saints.

Depuis Travessia, le voilier de Sergio, Patricia lance un appel sur le canal radio 16 à l’adresse de Dolce Vita. Nous l’interceptons, le contact est désormais établi. Les immeubles de Salvador apparaissent dans la brume du petit matin.



Le moment est intense, beaucoup d’images du voyage me reviennent en même temps. Travessia, puis Sagara de Luiz Carlos et la vedette Cristal V de Hamilton nous rejoignent dans un concert de cris de joie, de pêtards et de cornes de brume.




Dans la folie des retrouvailles, Sergio, reconverti en artificier, se fait exploser la main avec une fusée. Nous devons procéder à son évacuation vers un hôpital. Mais nous le retrouverons un peu plus tard à Aratu.


D’autres voiliers amis nous rejoignent, et un grand cortège se forme pour accompagner Dolce Vita jusqu’à la Baie de Aratu, et son Yacht Club.





Nous hissons notre grand pavoi formé des drapeaux de tous les pays visités, toutes ces couleurs sont magnifiques dans le ciel bleu de Bahia. Que de souvenirs !... comme ce petit mahi-mahi que nous avons savouré en papillote, ou l’envoi du Spi à la tombée du jour, Jacques et Marcelino à la manoeuvre sur la plage avant.



Nos proches appellent du monde entier, laissent des messages. Il y a une dimension collective et planétaire. Tout le monde présent porte un T-Shirt spécialement conçu pour l’occasion et qui est distribué depuis Cristal V– très tendance foot selon Jacques.

Nous saluons au passage les tantes de Patricia regroupées au pied du phare, continuons notre route escortés par une myriade de voiliers et atterrissons à 13 heures au Aratu Yacht Club où les amis sont réunis pour nous accueillir, Je pense très fort à tous ceux qui en France, en Amérique, en Asie, dans le Pacifique, en Australie, en Europe auraient certainement aimé se joindre à la fête.

Le Barbecue bat sont plein, Picahnas, cœur de poule, et de délicieuses saucisses font le bonheur de tous. Nous commémorons avec émotion cette fin de voyage, les familles et amis brésiliens retrouvés. Les festivités ce prolongent jusqu’au lundi avec, en apothéose, un churrasco géant chez Sergio et Leila.






La boucle est bouclée, les souvenirs trop nombreux pour être comptés. Les prochains jours permettront de décanter en douceur cette formidable aventure de deux ans autour du monde, à travers les océans.

Nous vous donnons donc rendez-vous bientôt sur ce blog pour encore quelques morceaux choisis et inédits ainsi qu’un premier bilan du périple.



Nous vous embrassons tous très fort, Merci !

vendredi 4 septembre 2009

Bahia ( épisode 1 / 4 )

Morro de Sao Paulo



Le 4 septembre, alors qu’un Churrasco d’arrivée se prépare à Salvador pour le lendemain, l’équipage de Dolce Vita aperçoit la terre, Bahia. Après 15 jours de mer, le fort et le phare de Morro de Sao Paulo situés à 30 milles au sud de Salvador, émergent au petit matin.


La terre, enfin un horizon fini, et Bahia, la terre de tous les saints pour accueillir ses trois marins. Nous mouillons à Gamboa, à l’intérieur d’une petite baie, rangeons avec soin et amour Dolce Vita pour sa présentation à la cérémonie du 5 septembre et embarquons sur un ferry en bois pour débarquer à Morro.

J’ai connu ce lieu il y a déjà dix ans en compagnie de Patricia et Hamilton, ses plages magnifiques, son village coloré auquel on accède par une porte monumentale en pierre, vestige de cette place forte d’une autre époque où pirates et bateaux de commerce croisaient, les coffres pleins d’or et de noix de coco...


Pour certains… ça roule à terre ! Une après-midi « plage » à déguster queijo coalho, camaroes, et autre Moqueca arrosée de bière stupidement gelée, est notre juste récompense.

Nous sommes tellement grisés par ces retrouvailles avec la vie exubérante de Bahia, l’odeur et la chaleur de la plage, que nous en oublions pour quelques moments tout : le temps, les nuits de quarts, le manque d’espace.



En fin d’après midi nous regagnons Dolce Vita pour une petite sieste réparatrice, avant de mettre les voiles cap sur Salvador, en vue d’une arrivée très attendue dans la baie, pour fêter le tour du Monde de Dolce Vita.

Malgré l’état de fatigue, l’excitation intense accumulée ces derniers jours à cause du rendez-vous qui approche avec la fin de route, je trouve quand même le sommeil ….. et ce n’est que vers 21 heures que je reprends pied dans la réalité.

Vite il faut partir ! Le trop fameux vent de nord-est se lève et atteint désormais 25 nœuds, exerçant une force contraire à notre progression. Cela ressemble de plus en plus à la fable de la tortue et du lièvre, ce dernier trop confiant en son avance se relâche, prend un coup de poularde derrière la nuque et rate l’arrivée. Patricia, Sergio, Sandra et Leila qui bossent dur sur le churrasco depuis des jours ne comprendraient pas !

Il faut encore faire 30 milles pour rallier Salvador au matin ; il souffle un vent de régate dans le cockpit, un véritable sprint final avec « cassé » sur la ligne d’arrivée.

Je ne peux que méditer les mots de ma petite sœur « déjà arrivé, cela est passé à toute vitesse ! » et de me dire « deux ans à 10 km/heure de moyenne… c’est pas normal de ressentir cette brutalité à l’atterrissage ». Je vais maintenant avoir le temps d’y réfléchir mais pas immédiatement car il faut virer, empanner, envoyer de la toile, tirer sur les écoutes et attendre la bascule de vent, sinon ….

mardi 1 septembre 2009

Invitation au churrasco (bbq) d'arrivée !


cliquez dessus pour l'agrandir

jeudi 27 août 2009

Atlantique Sud (suite)


Lat : 13°49 Sud / Long : 23°5 Ouest


Toujours porté par des alizés (bien que plus légers), Dolce Vita continue, sous spi, sa progression régulière vers l'ultime étape de son périple autour du monde : Salvador de Bahia. L'arrivée est prévue pour le Samedi 5 Septembre.

A une semaine de l'arrivée, et deux ans après être parti, l'équipage de Dolce Vita a fait beaucoup de découvertes qui l'ont fait grandir au hasard des aventures et des rencontres que lui ont offert les 35 000 milles de navigation. Pour la dernière escale, nous donnons rendez-vous à tous ceux qui le pourront au Aratu Yacht Club, le Samedi 5 Septembre midi pour un Big Churrasco d'arrivée.

Nous profitons aussi de ce moment particulier pour remercier tous ceux qui participent à cette très belle expérience et qui nous témoignent régulièrement leur soutien :

A notre base arrière à terre : Marie pour son assistance "CNED" et "pièces de rechange" depuis la France, Marilia et Marie pour le blog-mastering, Samuel pour sa science de l'informatique, Gérard pour son appui logistique (international), et bien sûr Sergio et Leila, notre base arrière brésilienne, avec qui le capitaine avait pris goût à la mer.

A nos amis du Groupe Citelum pour leur précieux soutien : Michel Tesconi, Luiz Carlos Alves Lima et tous nos amis

A nos familles Pinto Vaz Sampaio, Destot, Fafiotte, Lanier.

Aux équipiers : Marilia, Damien, Florent, Yves, Laly, Gildas, Gérard, Kevin, Sergio, Leila, Marcelino, Jacques.

Aux préparateurs : Emmanuel, Sergio, Pierre, Olivier, Rémi, Sophie, Haider, Samuel, Yannick, Etienne et Marie.

Aux bateaux copains qui ont fait un bout de chemin avec Dolce Vita : Bellgaff, Mowgli, Alofi, Travessia, Sagara, Yaz, Safran, Grand Bleu, Zepher, Flame, Woodsea, Kind of Blue, Mamacocha, Who is it ?, Free Spirit, Zorba, Aquileia, Eagle, Silversea, Spirit of Irland, Obsession.

Aux amis rencontrés en route : Carlos et Fabi, Loulou, Gaetan, Père Alain, Famille Brunat, La famille Grange, Famille Mitchunovich, Jean François et Claire Seguineau, Rachid le taxi, Famille Goldman, Famille Pons, Famille Marot, Famille Portela, Dominique Clerc, Tom, Silvia, Tony Herrick, Brett de Villier, Erick Galvez. Ou restés à terre mais qu'on oublie pas : SIGNAP, familles Ambolet, Pommeray, Baudoin, Papin, Balter, Mennetrier.

A tous les autres amis qui ne sont pas cités et que nous remercions tout autant ; ainsi que les bloggeurs (souvent anonymes) qui, grâce aux statistiques, je sais, nous ont accompagnés très nombreux depuis le monde entier à travers www.abordedolcevita.blogspot.com

Un grand bravo à ma louve des mers Patricia, toujours présente dans les tempêtes comme dans les temps calmes et à nos deux mousses héroïques Bia et Léo.

Nous vous invitons tous dès à présent à nous envoyer un petit mail à l'adresse vdestot@gmail.com pour nous redonner vos coordonnées complètes, et ainsi pouvoir vous envoyer le moment venu le récit complet du périple de Dolce Vita ...et pour vous permettre de continuer à suivre le blog les prochaines semaines .


Sempre levado pelos ventos Elisios, Dolce Vita continua, com Spy, em direção a sua última etapa desta longa viagem ao redor do mundo, Salvador. A chegada é prevista para Sábado, 05 de Setembro.

A uma semana da chegada e dois anos após ter partido, a tripulação do Dolce Vita fez muitas descobertas que a fez crescer através das aventuras e dos encontros que ofereceram essas 35.000 milhas de navegação. Nesta última etapa nós marcamos um encontro com todos os que possam comparecer ao Aratu Iate Clube, Sábado 05 de Setembro ás 12:00, para um super churrasco de comemoração da chegada.

Nós aproveitamos também deste momento especial, para agradecer todas as pessoas que participaram desta bela experiência e que nos acompanharam e que nos deram suporte:

A nossa base em terra: Marie pela sua ajuda no “CNED” (escola francesa) e envio de peças de troca, desde a frança. Marilia e Marie pelo Blog – mastering, Samuel pela ciência da Informática, Gerard pelo seu apoio logístico Internacional, e claro Sergio e Leila, nossa base brasileira, a qual o capitão aprendeu a ter o gosto pelo mar .

Ao nossos amigos do grupo Citelum pela preciosa ajuda: Michel Tesconi, Luiz Carlos Alves de Lima e todos os amigos.

Aos tripulantes: Marilia, Damien, Yves, Laly, Gildas, Gerard, Kevin, Sergio, Leila, Marcelino e Jaques.

Aos preparadores: Emmanuel, Sergio, Pierre, Olivier, Rémi, Sophie, Haider, Samuel, Yannick, Etienne e Marie.

Aos Barcos amigos que fizeram alguns percursos com o Dolce Vita: Bellgaff, Mowgli, Alofi, Travessia, Sagara, Yaz, Safran, Grand Bleu, Zepher, Flame, Woodsea, Kind of Blue, Mamacocha, Who is it?, Free Spirit, Zorba, Alquimia, Eagle, Silversea, Spirit of Irland, Obsession.

Aos amigos que encontramos no caminho: Carlos e Fabi, Loulou, Gaetan, Padre Alain, Família Brunat, Familia Grange, Família Michunovich, Jean François e Claire Seguineau, Rachid o taxista, Família Goldman, Família Pons, Família Marot Família Portela, Ericka, Dominique Clerc, Tom, Silvia, Tony Herrick, Brett de Villier, Erick Galvez. Ou que ficaram em terra mas que a gente não esquece: SIGNAP, Familia Ambolet, Pommeray, Baudoin, Papin, Better, Mennetrier.

A todos os outros amigos que não foram citados e que nós agradecemos da mesma forma, como também os blogueiros (as vezes anônimos), que graças as estatísticas, eu sei que nos acompanharam através do mundo inteiro pelo WWW.blogspot.dolcevita.com.br.

Um grande bravo a minha loba do mar, Patricia, sempre presente nas tempestades e nas calmarias, e aos nossos dois marinheiros heróicos, Bia e Léo.

Nós convidamos a todos para nos enviar uma pequena mensagem para o endereço vdestot@gmail.com informando seus dados completos, para que possamos enviar uma cópia do relato completo da historia do Dolce Vita.


mercredi 26 août 2009

Atlantique Sud

Lat : 15 S / Long : 21 W


Le train d'Alizés, régulier, pousse Dolce Vita sur le chemin de la maison.

Aperçue il y a trois jours par bonne brise, une famille de petites baleines, ou plutôt de très grands dauphins ( 10 à 12 mètres ) à aileron dorsal en forme de faucille, ventre blanc, coquillages accrochés sur l'arrière, grande gueule, sautant en retombant à plat dos à quelques mètres, durant la nuit et une partie du jour. Apparemment le ventre blanc de Dolce Vita leur a plu. Pour fêter l'évènement, et préparer Jacques (voir le blog de Jacques), notre équipier français, à sa prochaine escale, une grande feijoada est donnée ce dimanche à bord.

Merci à ceux qui nous accompagnent de bien vouloir essayer d'éclairer nos lanternes sur cet animal mystère et bien réel qui n'est évidemment pas une sirène. (Photo d'orque suggérée par le capitaine pour illustrer le post)

Puis le salon de coiffure ouvre en terrasse ; Marcelo y va pour une coupe de saison boule à zéro, alors que le capitaine se contente d'un léger rafraichissement.

La "saudade" de Bahia est grande, Dolce Vita, voilier merveilleux, nous y mène en douceur. Plus que 1000 milles et la boucle sera bouclée."

lundi 17 août 2009

Ile de Sainte Hélène

Lat 15°55 Sud / long 5°43 Ouest


Nous quittâmes, presque à regret, Luderitz et ses diamants le vendredi 10 juillet. L’équipage maintenant rodé, enchaîne les manœuvres dans un courant d’Alizés désormais bien établi. Le vent souffle exactement sur notre arrière, souvent en rafales, et nous alternons les allures de grand largue sous génois ou geaneeker, ou arrière les voiles en ciseaux.

Le passage du méridien de Marseille est sûrement un cap important de notre projet, mais c’est surtout l’occasion de commencer à nourrir les quarts de nuits des souvenirs, à regarder un peu dans le rétroviseur, se rappeler des côtelettes de taureau de Saint Louis du Rhône avec les potes venus prêter main forte …

Quand on passe la semaine en mer certaines denrées viennent à manquer… comme le frais ou le pain, gage d’équilibre à bord d’une embarcation franco-brésilienne. Le capitaine adore faire le pain, l’équipage s’en colmater les entrecôtes.


Pour info les quarts sont répartis comme suit pour cette traversée trans-océanique : Marcelino veille de 19h à 21h puis de 1h à 3h, Vincent prend ses quarts de 21h à 23h puis de 3h à 5h, et Jacques assure les créneaux 23h à 1h et 5h à 7h. La nuit, je relève courrier, grib météo et fax des pressions de surface (déplacement de nos amis anticyclone et dépressions) grâce à la radio grandes ondes BLU ( et son modem ) ou le système satellitaire IRIDIUM interfacé au PC de bord.

Nous visons l’île de Sainte Hélène distante de 1300 milles nautiques au Nord Ouest, en plein milieu de l’Atlantique Sud. Dolce Vita glisse sur la houle du Sud, parfois rapidement, et avale les milles avec grande régularité.

L’atterrissage de jour sur Sainte Hélène n’est pas gagné, en effet il nous faut faire une moyenne de plus de 6 nœuds par un vent arrière très irrégulier sur la dernière journée. Nous décidons de nous mettre en configuration « voiles en ciseaux et Jacques à la barre » pour ne pas avoir à risquer une arrivée de nuit, périlleuse, sur ce bout de rocher escarpé, qui n’offre pour ainsi dire aucun abri naturel, et qui, comme nous le rappelle notre guide, « possède un climat comparable à celui de Londres » question brouillard et pluie. D’ailleurs cela fait maintenant 1000 milles que nous en sentons l’influence, et pour les températures ce n’est pas encore Bahia ! Jacques qui rêve d’un gros steak saignant ne relâche pas la pression ni la barre, et nous déboulons à fond la caisse au coucher du soleil dans la baie de Jamestown, en territoire anglais, le 17 Août au soir. Nous ne sommes pas autorisés à débarquer, et sommes placés en quarantaine jusqu’au passage d’un docteur le lendemain matin. On se consolera avec une méga saucisse-pasta party à se casser le ventre.



Tout l’équipage mesuré à 33° de température ( ils sont très fort nos amis brittons ) est déclaré sain , nous descendons le « Q flag », et prenons le mini ferry jaune, unique moyen de gagner la terre en l’absence de pontons.

Nous découvrons une île fascinante, isolée, sans aéroport, reliée au monde par un cargo qui réalise une rotation vers l’Afrique du Sud deux fois par mois. Le tourisme y est donc impossible. Tout le monde nous salue, et semble au courant de notre arrivée grâce à la radio communautaire.

Nous entreprenons l’escalade du fort High Knoll ( 699 marches – dur pour les mollets ! ), visitons l’église, la rue principale ( Napoleon Street ), nous arrêtons pour boire une mousse sur la terrasse de l’hôtel Consulate et allons nous recueillir sur la tombe de notre illustre compatriote Napoléon.




Les habitants sont charmants, l’escale restera un petit joyau dans ce tour du monde.



Il est maintenant temps de rentrer à la maison où ma Pénélope m’attend, et affronter la dernière étape de ce périple planétaire avec, pour point d’orgue et final, Salvador de Bahia – SAUDADE – dans 1900 milles nautiques et certainement beaucoup d’émotion.

mardi 11 août 2009

Dolce Vita : LE TOUR DU MONDE ! A VOLTA AO MUNDO !

Dolce Vita : LE TOUR DU MONDE !

Aujourd'hui mardi 11 Août 2009, 17h00 UTC, Dolce Vita se trouve à la latitude 23°25 Sud et longitude 5° Est, au milieu de l'Atlantique Sud entre Namibie et Brésil, sur le chemin du retour vers Salvador de Bahia. Nous avons quitté le port de Luderitz ( Namibie ), le vendredi 7 Août, et avons réalisé près de 600 Milles Nautiques, sous des allures portantes, poussés par des alizés bien établis autour de l'anticyclone de Saint Hélène.

L'équipage formé par Marcelino, Jacques et Vincent s'entend à merveille et alterne quarts, manoeuvres, cambuse et plonge sur la grande houle de l'Atlantique, heureux de vivre l'ivresse du grand large, bien que la température soit encore un peu fraîche.

Ce jour, Dolce Vita a donc franchi la longitude de Marseille ( port de départ du périple en 2007 ), et par la même occasion, a réalisé LE TOUR DU MONDE par les trois océans ( dont l'Atlantique deux fois ), coupé au moins une fois l'ensemble des méridiens de la planète en 1 an, 11 mois et 20 jours, tout en échappant aux pirates.
Ce moment a été dignement célébré à bord, autour d'un risotto de sauté de porc au curry, trois riz, et coco.

Un grand merci à tous nos équipiers à terre et en mer qui nous soutiennent.

Dolce Vita: A VOLTA AO MUNDO !

Hoje, segunda feira, 11 de Agosto de 2009, as 17h00 UTC, o Dolce Vita se encontra na latitude 23°25 Sul e longitude 5° Leste, no meio do Oceano Atlântico Sul entre Namíbia e Brasil, a caminho de casa em Salvador da Bahia. Zarpamos do porto de Luderitz ( Namíbia ), na sexta feira dia 07 de Agosto e já navegamos 600 milhas náuticas, com ventos alísios de popa bem estáveis em torno do anticiclone de Santa Helena.

A tripulação formada por Marcelino, Jacques e Vincent está bem entrosada e alterna turnos a noite, compartilha as manobras e a cozinha navegando sobre as grandes ondas do Atlântico, felizes de viver juntos esta experiência em alto mar, embora as temperaturas estejam ainda baixas.

Neste data, o Dolce Vita alcançou a Longitude de Marselha ( porto de partida p ara essa aventura em 2007) e assim, realizou A VOLTA AO MUNDO pelos três oceanos ( o Atlântico duas vezes ), cortando pelo menos uma vez todos os meridianos do planeta em 1 ano, 11 meses e 20 dias e ainda driblando os piratas.

O evento foi comemorado a bordo em torno de um suculento risoto de porco ao curry, com três tipos de arroz com côco.

Muito obrigado a todos os nossos amigos e tripulantes, da terra e do mar, que tem nos apoiado.

vendredi 7 août 2009

NAMIBIE – Luderitz / Kolmanskop

Latitude 26°38 S Longitude 15°09 E


Une baignoire dans un désert.

La météorologie et le courant de Benguela nous tiennent sur le bord du continent Africain. Dolce Vita a décidé de jouer les prolongations, et refuse de prendre de l’ouest, de se jeter dans l’Atlantique tel le trapéziste qui évalue le saut dans l’espace.
Le courant froid et humide crée des nappes de brouillard dense en quelques heures, qui se dissipent lorsque le vent revient. La côte est désertique, faite de dunes. Nous passons le fleuve Oranjemund qui marque la division entre l’Afrique du Sud et la Namibie.

Nous décidons de nous accorder une dernière escale avant la grande traversée, en Namibie, dans le port de Luderitz. Arrivés de nuit, nous mouillons dans une baie proche du port. Au matin nous découvrons un petit port, où des bateaux munis de grands tuyaux aspirateurs de diamants ont remplacé les chalutiers et autres embarcations de pêcheurs.




Nous sommes à Luderitz ville allemande, eldorado du diamant du début du XXème siècle. Un décor de maisons bourgeoises se fondant dans le majestueux désert de Namibie. L’influence germanique est omniprésente : saucisses de Wien frites, et radios en allemand au programme. Namibien et allemand cohabitent, mais quel contraste ! La bière coule a flot dans le Yacht Club ou l’on se croirait dans le nord de l’Europe !


Nous partons à la découverte de la ville de Kolmanskop qui, à l’entre-deux guerres, produisait plus de 20% des diamants de la planète. Interdiction formelle de quitter la route pour se pencher sur les bas cotés à la recherche d’un brillant ! L’affaire est sérieuse.



La ville a été abandonné après les heures glorieuses, et s’est fixée au milieu du désert à travers les âges. Il faut imaginer une bourgade de 200 allemands au milieu du désert de Namibie, disposant de l’électroménager le plus moderne de l’époque, d’un théâtre où venaient se produire les vedettes d’Europe, et de l’eau amenée en barriques depuis Cape Town pour remplir tout les jours les baignoires de ces dames, de la charcuterie comme à Münich, des compétitions de Bowling. Il suffisait de se pencher, 800 carats par jour et par personne !!











Il est maintenant temps de reprendre la mer, en ce vendredi 7 Août 2009. Direction l’ouest et Salvador de Bahia que nous devrions atteindre dans 24 jours environ.



vendredi 31 juillet 2009

Départ de Cape Town

On ne part pas un vendredi, c’est la règle. Deux jours que le temps est humide, froid, que Patricia et Léo sont repartis. J’ai le blues du marin resté trop longtemps à terre, dans la chaleur de la famille et de l’Afrique, et qui regarde son bateau comme un étranger.

Heureusement Jacques, notre nouvel équipier venu de Grenoble et Marcelino, qui a passé une semaine délicieuse avec Sandra, sont très motivés. Doucement nous rentrons dans le voyage, nouvelle étape qui doit nous mener de Cape Town à Salvador. Une étape particulière, puisque la dernière de ce périple autour du monde et des mers. Alors, lorsque le blues et la saudade de Bahia vous prennent, mieux vaut se concentrer sur l’avitaillement, car des choux et du diesel y’en n’aura pas au milieu de l’Atlantique Sud ….





Les prévisions météorologiques ne sont pas fameuses, de la bonne dépression des mers du Sud, déboulant tous les trois jours. Nous sommes toujours au cœur de l’hiver austral. Rien ne sert de se trouver des excuses météo pour retarder le départ.


Marie et Michel larguent les amarres du ponton du Royal Cape Yacht Club, nous souhaitent bon vent, et nous laissons derrière nous l’Afrique du Sud, plein d’images dans la tête, de sentiments forts et confus à la fois.


Les manœuvres et la cambuse permettent de souder notre équipage expérimenté et multiculturel. Partis un vendredi pluvieux, nous affrontons, les premiers jours, des vents faibles et contraires. Le froid rend les quarts pénibles. Nous longeons la côte d’Afrique vers le nord, à la recherche de la chaleur et des vents portants.



La traversée de l’Atlantique Sud sera longue, presque 4000 miles, et nous réservera certainement de nombreuses surprises … l’équipage de Dolce Vita envoie, à tous ceux qui l’accompagnent via le blog, plein de pensées affectueuses !





dimanche 26 juillet 2009

Soweto



Soweto n’est plus un township mais une grande ville. Cet ensemble hétéroclite de quartiers résidentiels populaires et de townships, où tout manque, est entré dans l’histoire de la lutte pour les libertés en 1976 lors des manifestations des étudiants noirs sud africains.

En visitant le mémorial Hector Pietersen on prend conscience de l’ampleur du système de ségrégation raciale mis en place en Afrique du sud et des luttes pour essayer d’en venir à bout.

Mais en sortant du Mémorial, et en visitant le quartier de Clipperstown, on se rend compte que la situation est aujourd’hui extrêmement explosive, complexe.





Avec Mandy qui nous guide, nous rencontrons les habitants de Clipperston, qui eux, survivent, aux portes de la capitale économique sud africaine. Au détour d’une case en tôle, nous recevons un accueil extrêmement émouvant.








En ce 26 juillet, anniversaire de « Mom Pat » ma lionne et louve des mers, nous soufflons les bougies d’un gâteau qui fera le bonheur des enfants, dans le véritable cœur d’un pays incroyablement beau et dur à la fois.