Une baignoire dans un désert.
La météorologie et le courant de
Benguela nous tiennent sur le bord du continent Africain. Dolce Vita a décidé de jouer les prolongations, et refuse de prendre de l’ouest, de se jeter dans l’Atlantique tel le trapéziste qui évalue le saut dans l’espace.
Le courant froid et humide crée des nappes de brouillard dense en quelques heures, qui se dissipent lorsque le vent revient. La côte est désertique, faite de dunes. Nous passons le fleuve Oranjemund qui marque la division entre l’Afrique du Sud et la
Namibie.

Nous décidons de nous accorder une dernière escale avant la grande traversée, en Namibie, dans le port de
Luderitz. Arrivés de nuit, nous mouillons dans une baie proche du port. Au matin nous découvrons un petit port, où des bateaux munis de grands tuyaux aspirateurs de diamants ont remplacé les chalutiers et autres embarcations de pêcheurs.




Nous sommes à Luderitz ville allemande, eldorado du diamant du début du XXème siècle. Un décor de maisons bourgeoises se fondant dans le majestueux désert de Namibie. L’influence germanique est omniprésente : saucisses de Wien frites, et radios en allemand au programme. Namibien et allemand cohabitent, mais quel contraste ! La bière coule a flot dans le Yacht Club ou l’on se croirait dans le nord de l’Europe !


Nous partons à la découverte de la ville de
Kolmanskop qui, à l’entre-deux guerres, produisait plus de 20% des diamants de la planète. Interdiction formelle de quitter la route pour se pencher sur les bas cotés à la recherche d’un brillant ! L’affaire est sérieuse.


La ville a été abandonné après les heures glorieuses, et s’est fixée au milieu du désert à travers les âges. Il faut imaginer une bourgade de 200 allemands au milieu du désert de Namibie, disposant de l’électroménager le plus moderne de l’époque, d’un théâtre où venaient se produire les vedettes d’Europe, et de l’eau amenée en barriques depuis Cape Town pour remplir tout les jours les baignoires de ces dames, de la charcuterie comme à Münich, des compétitions de Bowling. Il suffisait de se pencher, 800 carats par jour et par personne !!









Il est maintenant temps de reprendre la mer, en ce vendredi 7 Août 2009. Direction l’ouest et Salvador de Bahia que nous devrions atteindre dans 24 jours environ.
3 commentaires:
superbe reportage, decor irreel perdu au milieu des dunes, on se croirait dans un decor de cinema abandonné, On se demande si daniel day lewis ne va pas debarquer dans le bowling (there will be blood)...
et je vois-la une baignoire parfaite pour ma serie photo du bain !
bonne mer, beijos, marilia
Parabens meu amor!!!!
Estou explodindo de felicidade com esse fechamento da volta ao mundo, pois sei o quanto isso significa para nós....
Voce é o homem mais determinado, que já conheci em toda minha vida. Meu marido, meu grande amor. PARABÉNS!!!!
Estou nessa hora junto a voce em pensamento e na emoção
Te amo muito
Pat
Ouaip, Marilia, ou Antonio Banderas en ami de longue date de Jack Sparrow, mais qui se serait exilé sous des latitudes plus éloignées.
Cela me rappelle un film avec Jean Rochefort, dont l'action se déroule en Patagonie, je crois, et donc sous ces latitudes que vous quittez désormais pour vous rapprocher inexorablement des tropiques : El vento se llevo lo que.
A voir, à savourer...
Jean Rochefort, qui n'aura jamais pu interprêter Quichote pour Terry Gilliam, faute d'avoir pu chevaucher sans difficultés physiques, tout ceci étant à découvrir dans le Making Of de Quichote, une pelicule qui n'a jamais été terminée.
Dans El vento se llevo lo que, il campe un acteur français sur le déclin, venant au bout du monde à l'invitation d'un fan club situé dans un petit village perdu au fin-fond d'une région désertique battue par les vents.
Un humour décalé, comme la situation de ces gens authentiques et en même temps tellement atypiques, dans ce film imprévisible et unique...
En tout cas nous recevons grâce à vous des images superbes qui viennent compléter ce journal d'un voyage magnifique...
Merci beaucoup!
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