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samedi 5 septembre 2009

Bahia ( épisode 2 / 4 )

Arrivée à Salvador, fin du voyage.



Le 5 septembre, vers 4 heures du matin le vent tourne à l’ouest. A ce moment nous sommes soulagés et savons que nous serons au rendez-vous fixé à 9 heures devant le phare de Barra qui marque l’entrée de la Baie de Tout les Saints.

Depuis Travessia, le voilier de Sergio, Patricia lance un appel sur le canal radio 16 à l’adresse de Dolce Vita. Nous l’interceptons, le contact est désormais établi. Les immeubles de Salvador apparaissent dans la brume du petit matin.



Le moment est intense, beaucoup d’images du voyage me reviennent en même temps. Travessia, puis Sagara de Luiz Carlos et la vedette Cristal V de Hamilton nous rejoignent dans un concert de cris de joie, de pêtards et de cornes de brume.




Dans la folie des retrouvailles, Sergio, reconverti en artificier, se fait exploser la main avec une fusée. Nous devons procéder à son évacuation vers un hôpital. Mais nous le retrouverons un peu plus tard à Aratu.


D’autres voiliers amis nous rejoignent, et un grand cortège se forme pour accompagner Dolce Vita jusqu’à la Baie de Aratu, et son Yacht Club.





Nous hissons notre grand pavoi formé des drapeaux de tous les pays visités, toutes ces couleurs sont magnifiques dans le ciel bleu de Bahia. Que de souvenirs !... comme ce petit mahi-mahi que nous avons savouré en papillote, ou l’envoi du Spi à la tombée du jour, Jacques et Marcelino à la manoeuvre sur la plage avant.



Nos proches appellent du monde entier, laissent des messages. Il y a une dimension collective et planétaire. Tout le monde présent porte un T-Shirt spécialement conçu pour l’occasion et qui est distribué depuis Cristal V– très tendance foot selon Jacques.

Nous saluons au passage les tantes de Patricia regroupées au pied du phare, continuons notre route escortés par une myriade de voiliers et atterrissons à 13 heures au Aratu Yacht Club où les amis sont réunis pour nous accueillir, Je pense très fort à tous ceux qui en France, en Amérique, en Asie, dans le Pacifique, en Australie, en Europe auraient certainement aimé se joindre à la fête.

Le Barbecue bat sont plein, Picahnas, cœur de poule, et de délicieuses saucisses font le bonheur de tous. Nous commémorons avec émotion cette fin de voyage, les familles et amis brésiliens retrouvés. Les festivités ce prolongent jusqu’au lundi avec, en apothéose, un churrasco géant chez Sergio et Leila.






La boucle est bouclée, les souvenirs trop nombreux pour être comptés. Les prochains jours permettront de décanter en douceur cette formidable aventure de deux ans autour du monde, à travers les océans.

Nous vous donnons donc rendez-vous bientôt sur ce blog pour encore quelques morceaux choisis et inédits ainsi qu’un premier bilan du périple.



Nous vous embrassons tous très fort, Merci !

lundi 13 juillet 2009

30 000 milles autour du monde

Nous avions passé le Cap de Bonne Espérance un peu dans le brouillard et surtout beaucoup dans la nuit, une visite du mythe par la terre s’imposait. Selon Marcelino, il n’y avait pas de doute, nous étions dans l’Atlantique dès le Cap des Aiguilles, preuve en est : la mer avait des saveurs de Dindé !

Bonne Espérance est aussi la marque symbolique de 30 000 milles nautiques réalisés depuis Marseille, soit 58 000 km..

Il y a trois mois cette rencontre était improbable. Je décidais de faire le tour par Bonne Espérance en hiver plutôt que de tenter la chance dans les eaux somaliennes. Choix de navigation difficile, car en décalage avec les habitudes « du monde des yachties ». De plus, dans cette galère, j’emmène Sergio et Marcelino venus goûter à la grande croisière hauturière. Si nous n’avons rencontré aucun voilier sur la même route, pour autant la navigation a été relativement facile, réalisée à l’intérieur de fenêtres-météo favorables ; les ports se sont avérés d’excellents points de départ pour découvrir la côte par la terre. Les conseils de Tony et Brett ont aussi été forts utiles.

Comme me confiait Paul de « Flame » : « expect the unexpected ». En effet, le pire n’est jamais certain, et c’est souvent quand on s’y attend le moins que les problèmes surviennent. Ayant parfois le sentiment de ne pas coller à la culture traditionnelle de la voile – les origines alpines expliquant peut être cela – j’ai appris à prendre un peu de distance avec les mythologies des ports et aborder chaque nouvelle étape avec respect.

Assis face au continent depuis son point le plus austral, je profite de cet instant unique de terre ferme. Les prochains jours seront riches en retrouvailles et découvertes ; d’abord mes jeunes cousins Sud Africains Anna et Danny, puis Patricia et Léo (Bia je pense très fort à toi), et enfin Michel et Marie. Ils m’ont beaucoup manqué.




Alors que Marcelino attend Sandra avec impatience, à bord de Dolce Vita ; Sergio et Leila ont repris la route de l’Afrique pour commémorer l’anniversaire de Leila en grand style. Pour nos amis lusitanophones, suit un texte de Sergio revenant dans le détail sur son vécu de la dernière partie de navigation.


30 000 Milhas ao redor do mundo

Passamos o Cabo da Boa Esperança com um pouco de neblina e muito de noite. Uma visita do mito cabo, por terra, se fazia entao necessario. Segundo Marcelino, nao havia duvida, estavamos no Atlantico desde o Cabo das Agulhas, prova é, o mar ja tinha cheiro de dêndê.

Boa Esperança é tamben a marca dos 30 000 milhas nauticas realizadas desde o porto de Marselha, o seja os 58 000 kilometros do Dolce Vita neste projeto ....

Ha tres meses este encontro fosse improvavel ! So que decidi dar a volta pelo cabo da Boa Esperança no inverno ao inves de tentar a sorte nas aguas da Somalia (infectadas de piratas). Opçao de navegaçao dificil, porque em contradiçao com os habitos e a cultura “do mundo da vela”. Alem do que, nesta furada, trazia Sergio e Marcelino vindo saborear o grande cruzeiro de alto mar.

Nao encontramos nenhum veleiro na nossa rota o que era previsivel ! Mais, sempre realizada dentro de janelas de tempo favoraveis, a navegaçao se revelou relativamente facil. Os portos foram todos excelentes pontos de partida para exploraçao da costa por terra. Os conselhos de Tony e Brett foram muito proveitosos.

Como me dizia o meu amigo Paul do Veleiro Australiano Flame : “ expect the unexpected ”. De fato o que acontece nunca é sempre o peor, ao contrario, muitas vezes quando menos esperamos os problemas surgen.

De vez em quando, tendo o sentimento de nao partencer a cultura tradicional da vela (a minhas origens alpinas devem explicar), aprendi a guardar distancia dos mitos criados em portos e tratar o mar com respeito.

Sentado olhando para o continente africano desde o seu punto mais austral, aproveito este momento unico de terra firme. Os proximos dias serao ricos em reencontros e descobertas. Primeiro meus primos sulafricanos Anna e Danny, e logo depois Patricia, Léo, Michel e Marie (Bia pensou muito en você no Brasil!). Senti muita saudade deles.

Em quanto Marcelino espera, no Dolce Vita, com muita saudade e carinho a Sandra ; Sergio e Leila ja retomarao a estrada da Africa para comemorar em grande estilo o aniversario da Leila. Para os nossos amigos de lingua portuguesa segue a continuaçao um texto do Sergio, relatando com detalhes a sua experiencia dos ultimos dias.




Latitude 34º Sul: a Travessia do Dolce Vita de Porth Elizabeth a Cape Town (Sergio)


O Dolce Vita com a sua tripulação Vincent-Sergio-Marcelino tinha alcançado finalmente a Latitude 34º Sul em Porth Elizabeth no Algoa Bay Yacht Club (lat. 33º 59´S e long. 25º 38´E) e agora era avançar rumo ao Oeste, contornando a ponta sul do continente africano, fazendo uma navegação estranha e arriscada para nós velejadores que não somos surfistas, pois a estratégia nessa região é navegar sempre perto da costa, até a linha de profundidade dos 200 metros, ficando no máximo a 10 milhas náuticas (Mn) das escarpas recortadas das altas montanhas que o Oceano Indico vêm lambendo com a força da Corrente das Agulhas.

Com a excelente qualidade das informações metereológicas diariamente baixadas via internet dos sites utilizados pelo Vincent (www.grib.us e www.passageweather.com ), enviados pela Leila (www.weathersa.co.za) e com as orientações que buscamos com os velejadores em Durban, particularmente com o Tony Herrick (www.cruisingconnections.co.za), misto de mestre e consultor em navegação a vela para contornar o Cape of Good Hope, acertamos todas as janelas de tempo para zarpar do aconchego das marinas, como também buscar abrigo nos portos seguros quando as depressões vinham rapidamente empurrando as frentes frias contra e os barômetros variando de 1015 para 1030 milibares em menos de 24horas sem nenhuma cerimônia.

Procurávamos sair sempre no rabo ou melhor, no final da frente fria, armados no misto – i.e. vela grande rizada e motor, enfrentando o “swell” e vento na cara. Quando o vento mudava de quadrante iamos abrindo a vela até dar o que o Dolce Vita mais gostava, que era asa-de-pomba, para então ele voar!.... Buscávamos sempre a corrente das Agulhas que ajudaria no desempenho do veleiro e que as vezes chegava a mais 4 nós a favor e assim não tinhamos descanso, pois a regra geral nessa latitude e mar é passar logo e buscar ficar o mínimo de tempo em exposição nessa região que já colecionou mais de 250 naufrágios somente no Cabo das Agulhas.

Quando vimos que seria impossível chegar em Cape Town ou mesmo na False Bay antes que duas poderosas depressões que se formaram no Atlântico e vinham varrendo as encostas da África do Sul pudessem nos alcançar em pleno Cabo das Agulhas, buscamos abrigo no Porto e modesta marina de Mossel Bay. A marina não comporta veleiros mais pesados que 10 ton e maiores que 36´ e assim o Dolce Vita teve que ficar fundeado na abrigada baia até a próxima janela que aconteceu 4 dias depois. Aproveitamos esse tempo para conhecer mais um pouco da Garden Road especialmente Knysna, que nos encantou e onde nos regalamos com as ostras locais acompanhadas do bom chardonnay sulafricano.

Recolhemos a ancora na tarde de 03.07.09 e largamos Mossel Bay na lat. 34º10´S e long. 22º08´E com o barômetro em 1029mb, vento ainda na cara, mas fraco, dobrando o Cape St. Blaize rumo ao Cape Town, que para atingir teríamos que vencer outros 23 cabos e pontas tenebrosos e dentre eles os famosos Cape Agulhas e Cape of Good Hope. Nessa madrugada atingimos o ponto de maior latitude sul dessa navegação, ie, 35º 03´S e long. 20º 34´E e com ele veio o frio intenso com o termômetro batendo os 10ºC.

As 13h do dia 04.07 cruzamos o Cabo das Agulhas, deixando o mesmo a 10Mn num oceano com águas com profundidade de apenas 82mt., vento de popa com 20 nós e o veleiro em asa-de-pomba em 6,2 nós. Nessa altura a corrente das Agulhas não mais atuava e foi assim que largamos as águas quentes do Oceano Indico e entramos nas águas frias do nosso querido Oceano Atlântico. Apesar desse trecho ser conhecido como uma das mais traiçoeiras costa do mundo, devido as rasas e turbulentas águas contra rochedos íngremes, o Dolce Vita passou sereno e agradecendo Iemanjá e pedindo para levá-lo para o outro lado do Atlântico na nossa Baia de Todos os Santos.

Orçamos em seguida na direção do Cabo da Boa Esperança e em 24h completamos mais 134Mn faltando somente 116Mn para cumprirmos nosso objetivo. A tarde o vento relaxou e colocamos a ginaker e assistimos um por de sol de tirar o fôlego. A ansiedade de chegar era grande e descontamos as milhas pouco a pouco. No meu turno inicial da última noite um pássaro enorme posou no cockpit e buscou abrigo ao meu lado e com muito custo consegui mudá-lo de idéia, pois seguramente iria fazer uma sujeira no Dolce Vita.

As 3h da madrugada de um domingo, 05.07.09, cruzamos a menos de 8 Mn o Cabo da Boa Esperança e com respeito observava o farol piscar com seu longo olhar os 3 lampejos brancos espaçados, vento quase nenhum de 7 nós na aleta de bombordo, mar espelhado em 123 mt de profundidade e refletindo a lua cheia, barômetro calmo nos 128mb e o Dolce Vita deslizando num misto a 5,8 nós. Escolhi a música “O Vento” de Jota Quest para trazer a minha Leila para passar junto esse momento mágico: “Foi por todo mar e volte aqui para o meu peito! Pedi ao vento para trazer você aqui, morando nos meus sonhos e na minha memória. Pedi ao vento para trazer você de novo...”

Se fosse pedir um presente para Deus, acho que seria muito querer esse momento e dessa forma para chegar em Cape Town, passando pelos temíveis Cabos das Agulhas e da Boa Esperança, navegando através da corrente das Agulhas que desce com valentia o Canal de Moçambique vindo da costa norte da África do Sul, numa navegação em rota contraria por ser no período do inverno. Passamos pelo Cape Point num mar espelhado sem os enérgicos swells vindos da Antártica e poder atracar em calma e num belo domingo de sol, em conjunto com os amigos Vincent e Marcelino, no famoso Royal Cape Yacht Club - RCYC (lat. 33º55´S e long. 18º26´E), percorrendo 2.800 Mn desde a largada em 20.05.09 nas Ilhas Mauritius.

Quando lançamos as amarras no píer do RCYC e avistamos a Table Mountain trazendo o amparo do seguro porto da Cidade do Cabo, a fisionomia dos três amigos tripulantes era de sorriso largo e sereno, nos abraçamos e agradecemos a navegação realizada sem ter tido nenhuma avaria e passado com segurança um dos três Cabos místicos no mundo náutico. Em seguida a Leila telefonou e a felicidade se completou e disse que estava nos aguardando com um coq-au-vin e algumas garrafas de bons vinhos locais e que teríamos todo o tempo para uma justa bebe-come-moraçao no apart-hotel que ele estava instalada no Waterfront Village.



jeudi 18 juin 2009

Descente dans le sud : Durban – East London - Port Elizabeth ( Afrique du Sud )

La navigation le long de la « wild coast » sud africaine a fait couler beaucoup d’encre et d’embarcations.


Lorsque le redoutable courant des aiguilles venant du canal du Mozambique rencontre le vent de sud-ouest issu des dépressions des basses latitudes, alors, parfois, cela donne naissance au phénomène connu sous le nom de : « abnormal waves » ; des vagues scélérates abominables et anormales pouvant dépasser les 20 mètres. Notre route passe par là. La tactique est donc de partir de Durban après le passage d’une dépression, et de faire vite pour rallier le prochain port - East London - qui se trouve à 500 Km… et ce, avant l’arrivée de la dépression suivante, sachant que, fait rare, il n’existe absolument aucune possibilité de s’abriter entre Durban et East London.

Le contournement des zones de piraterie de l’Océan Indien a eu pour conséquence de se trouver sur cette côte en hiver, quand les dépression se succèdent, et déboulent vers la pointe de l’Afrique avec une vigueur et une fréquence redoublée !

Le baromètre devient l’instrument de bord le plus important. Il ne se passe pas une heure sans que nous nous y reportions. Nous savons ce qu’une descente barométrique brutale, accompagnée d’une bascule de vent pourrait signifier …..

Le 18 juin, début de soirée, pression à 1024 Hp, nous quittons le port de Durban, l’estomac noué, très attentifs sur l’ensemble des paramètres à surveiller : météo, état de la mer, du ciel et de Dolce Vita.

La mer est formée. Une longue houle de sud, d’environ 4 à 5 mètres, nous accueille dès la sortie du Port. Le vent souffle dans le nez, levant un clapot désagréable. Nous faisons le dos rond toute la nuit. Au matin du 19, les vents favorables finissent enfin par arriver. Je décide de tirer vers le large à la recherche du courant des aiguilles. Vers 14 heures nous sommes enfin « placés », calés à 15 milles de la côte, avec un vent de nord-est qui monte en puissance. La pression baisse à 1018 Hp. Dolce Vita accélère frénétiquement, vent arrière, grand voile risée et génois tangoné en ciseaux. Nous avons l’impression d’être sur un grand toboggan, montant puis redescendant en surf, à rebours de la houle de sud qui vient en sens inverse.

Nous prenons de plus en plus de vitesse, 9, 10, 11 puis 12 ….. youuuu !
Nous établissons le nouveau record de vitesse sur 24 heures de Dolce Vita : 210 milles nautiques !!

Le moment est intense : derrière nous un forte brise de 30 à 40 nœuds qui pousse avec des vagues puissantes, devant une grande houle venue de nulle part, que nous avalons. La mer se marbre telle la surface d’un mille-feuille. Malgré toutes les précautions, Dolce Vita empanne involontairement dans un surf qui se termine en départ à l’abatée - heureusement le frein de baume amortit le passage de baume !! Pour plus de sécurité, nous décidons de passer le génois sur la même amure que la grand-voile. Marcelino, en voltigeur bien amarré à la ligne de vie, va à l’avant, et avec détermination et précision, range le tangon dans une manœuvre qui fera date dans ce tour du monde. Nous tirons désormais des bords de grand largue dans la bande du courant des aiguilles ; Sergio qui hérite de l’un des quarts des plus spectaculaires en terme d’éléments déchaînés, savoure ce moment unique, en pleine communion avec les éléments célestes.

Nous fonçons, passons devant East London « à tombeau ouvert » et décidons de poursuivre notre route vers Port Elizabeth, qui ne se trouve plus qu’à 120 milles. Ce sera toujours cela de pris.

Les conditions se pacifient, la mer, comme par un enchantement, s’aplanit avec la disparition du vent. Le Baromètre chute à 1014 Hp (alors que nous devrions être au dessus de 1018 Hp ) ce qui, sur la base des précieux conseils de Tony, est la limite inférieure que j’ai fixée à notre progression vers l’Ouest. Il va donc falloir s’arrêter. Les prévisions météo à moyen terme sont d’ailleurs des plus inquiétantes. Un bulletin spécial est lancé pour lundi avec l’arrivée d’une dépression particulièrement active accompagnée de fortes précipitations, et de vents moyens de 55 nœuds, venant de l’ouest !!

Dans ces conditions de calme parfait, et pour nous redonner, s’il était nécessaire, des forces, je mitonne durant la matinée un pot-au-feu aux 5 légumes et lard fumé, tout en sauce, comme l’aime l’équipage.

La fin de parcours s’effectue en douceur, par un temps froid et humide, nous laissant le plein loisir de déguster notre atterrissage au Algoa Bay Yacht Club de Port Elizabeth.

Nous y trouvons un refuge chaleureux, et de là, attendrons la prochaine fenêtre météo, Dolce Vita très solidement amarré aux appontements métalliques déjà bien usés par les tempêtes !!






Mensagem de Sergio :

Chegamos hoje - 21.06.09 as 8h em Port Elizabeth, depois de 2,5 dias para fazer 370 milhas nauticas - Mn desde Durban, tendo sido até o momento a velejada com maior conteudo de adrenalina desde as ilhas Mauritius, totalizando 1.950 Mn. Pegamos ventos de 40 nós de NE e swell de 5 mts vindos contra de SW, no meio da corrente das agulhas que nos empurrava a 4 nós, com o Dolce Vita com suas 16 toneladas armado em asa-de-pomba voando baixo. Segundo o Capitão Vincent, o Dolce Vita estabeleceu todos os recortes dessa volta ao mundo, atingindo velocidade de até12 nós, singradura de 210 milhas em 24 horas e aportamos em perfeito estado, tanto a tripulaçao - Vincent o francês baiano, Sergio Catão - Travessia e Marcelino - Chegança, assim como, o excelente veleiro OVNI 43,5´.

Cumprimos dessa forma o mais longo trecho sem portos abrigados de Durban a Cap Town, que é a parte até East London (250 Mn considerada a perna mais complexa pelos velejadores da Africa do Sul) e fizemos em menos de 3 dias quase a metade das 840 Mn até Cap Town. Amarramos bem o Dolce Vita no pier do Algoa Bay YC, pois a previsao metereologica lançou alerta que na pxma 3a.f. entrará uma frente fria de SW com ventos superiores a 50 nós.

Encontramos com o nosso apoio técnico em terra - a minha Leila, na simpática Carslogie House na praia de Summestrand, onde tivemos um ótimo almoço de comemoraçao dessa travessia. Devemos ficar na regiao até passar essa frente fria e vamos aproveitar para conhecer uma reserva com os BIG FIVE, ie, grandes animais e uma parte da Garden Route, considerada a estrada na regiao mais bonita da Africa do Sul.

vendredi 29 mai 2009

Os tres primeiros dias de navegaçao...por Sergio Catao

Os tres primeiros dias de navegaçao do Dolce Vita entre a Ilha da Réunion e Africa do Sur narrados por Sergio Catao
(les trois premiers jours de navigation de Dolce Vita entre l'Ile de la Réunion et l'Afrique du Sud conté par Sergio Catao)


1o. dia - 29.05.09 - 6a. feira
Coordenadas: latitude - Lat 20°55' S e longitude - Log 55° 17' E

As 10:30h recebemos a visita de uma dupla de oficiais da aduana francesa de Reunion, que carimbaram os passaportes brasileiros de Sergio e conferiram o famoso visto do Marcelino tirado no sufoco em Johannesburg e também conferiram o passaporte frances do nosso Capitao Vincent e liberaram o Dolce Vita sem subir a bordo, pois a oficial estava trajada com uma elegante saia!
Marcelino e Sergio soltaram as amarras do veleiro e quando o capitao Vincent manobrava para sair do apertado cais oeste do Porte des Galets, entrou um repentino e forte Rafale soprando a mais de 20 nohs e se nao fosse a pericia do capitao o Dolce Vita teria atravessado.
Quando colocamos o nariz de fora do protegido porto, soprava 25 nohs NE e assim aproamos para W armados com a vela grande no 1o. riso e a genoa no 1,5 riso e assim o Dolce Vita ganhou alma e galopou em 7 nohs. Aproveitei para passar um torpedo para a Leila, que estava na praia de Saint Gilles no Novo Hotel, onde passamos a bela noite anterior juntos e nos despedimos para nos encontrar em Durban. Antes de voar para Africa do Sul, ela ainda ficarah 4 dias em Reunion e depois irah para Mauritius ficando outros 4 dias.
Vincent treinou a Leila para consultar um site especializado em metereologia da Africa do sul e nos enviar por email toda manha um resumo e assim ela serah nossa base tecnica e de informaçao em terra.
A previsao metereologica de Reunion previa para as proximas 24h, ondas de 2,5 a 5 mts vindas de SE e ventos de até 20nohs vindos de NE a N. A tripulaçao almoçou uma salada primavera preparada pelo capitao/gourmet Vincent e jantou sanduiches preparados pelo Marcelino e se aprontou para fazer os turnos que foram assim definidos: Sergio das 19 as 21h e das 01 as 03h; Vincent das 21 as 23h e das 03 as 05h; Marcelino das 23 as 01h e das 05 as 07h.


2o. dia - 30.05.09 - sabado
Coordenadas: Lat 20°55' S e Log 55° 17' E
Avanço real 113 mn - milhas nauticas

A previsao se confirmou e tocamos a velejada para W aproveitando o vento NE que rodava para N e tivemos que cambar 3 vezes durante a madrugada. As 10h Vincent baixou os emails com as informaçoes de meteo enviadas pela Leila e ela aproveitou para para enviar palavras carinhosas para especialmente um tripulante Sergio. Quando o Vincent baixou as info do modelo americano GFS e cruzou com os da Leila, ficamos sabendo que por aqui continuaria a soprar ventos moderados NE e que da costa da Africa vinha ventos fortes de 30 a 35 nohs W, exatamente contrarios a nossa rota e que somente tinham previsao de diminuir em torno do dia 03 ou 04.06. Resolvemos seguir W para a costa leste de Madagascar e depois descer para sul paralelo a costa com o vento que deveria rondar para L e ir administrando o avanço do Dolce Vita para colocar a proa ao sul de Madagascar somente quando os ventos tiverem afavor de uma navegaçao favoravel em direçao a Durban, pois além disso orientaçoes técnicas de navegaçao indicam que devemos deixar em 100 a 150 milhas a ponta sul de Madagascar devido as enormes turbulencias existente nesse local.
Depois de almoçarmos outra salada preparada pelo capitao, em torno das 16h, literalmente o pau comeu, com nuvens cor de chumbo empurrando para cima do veleiro ventos de até 40nohs e ondas de 3 mts. Marcelino pegou a roda de leme do veleiro que armado da 3a. forra de riso na grande e genoa enrolada, surfava chegando em 7,6 nohs, mas a boa nova é que o vento empopado nos colocava no bom rumo SW. Quando caiu a noite o vento e a chuva sumiram e o motor girou até a manha chegar. O jantar nessa noite foi a especialidade do Sergio, isto é, sopa no copo, pois o mar nao estava para banquetes.

3o. dia - 31.05.09 - Domingo
Coordenadas: Lat 22° 44' S e Log 52° 25' E
Avanço real 80 mn - milhas nauticas

As 10h recuperamos a info. meteo no email da Leila e soubemos que ela estah com uma intensa programaçao em terra com os novos amigos Jean-François, Claire e Maria que conhecemos em Reunion.
Aqui a bordo como é dimanche e aproveitando um mar de almirante, le capitain/gourmet se inspirou e com o apoio do seu mais novo assistente de cozinha francesa Marcelino, resolveu fazeram um Pot au Feux, que foi devidamente deliciado avec un vin bourgogne, camenbert e depois barras de chocolate e café, acabando com uma bela ciesta. Somente as 20h é que o vento chegou e colocamos todas as velas no maximo e tivemos noite estrelada com direito de ouvir Caetano Veloso cantar ... as veses no silencio da noite, eu fico pensando em nohs dois ...
Os turnos foram tranquilos e a noite abriu para um céu estrelado e 3 navios cruzaram nossa rota, mas o super bem equipado Dolce Vita com AIS e detector de radar nos avisou com muita antecedencia.

En route vers Durban …

Le 29 mai, un Vendredi, nous quittons le port des Galets, La Réunion.
Ce départ boucle l’étape mascareigne et ouvre vers le passage du sud, les latitudes ou tout devient possible, le « courant des aiguilles » ….

Marcelino et Sergio , mes équipiers sont deux marins expérimentés, deux amis et une confiance mutuelle règne sur Dolce Vita.

Nous disons au revoir à nos amis réunionnais ; Jean François et Claire de Diréol, Maria, Pierre, Angelo notre amphitryon de la Marmite.

Nous essaierons de vous faire partager régulièrement cette étape de navigation, et, bien sûr, n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires qui, toujours, nous font chaud au cœur lorsque le froid, la nuit tombée, se fait humide.

Aussi nous passons chez le marchand de bottes de jardinage pour nous protéger du froid et de l’eau, signe d’un changement de latitude annoncé.

mercredi 27 mai 2009

Le Volcan, Piton de la Fournaise ( 2631 mts )




Suivant les conseils de nos amis réunionnais, nous nous levons aux aurores pour profiter de la belle journée et arriver au sommet avant les nuages qui se forment sur les hauteurs en fin de matinée.

L’objectif de la journée est le Volcan, Piton de la Fournaise. Nous découvrons un paysage lunaire à couper le souffle. Au départ des randonnées le groupe se sépare en deux : Leila et Sergio partent explorer la Formica Léo, tandis que j’attaque l’ascension du sommet.




Un bien-être m’envahit, le plaisir de marcher au milieu d’un monde minéral déchiqueté. J’en oublie mes « soleillettes de lune » tout en haut et j’en suis quitte pour un deuxième aller-retour au sommet, avec une descente tardive sous la pluie. J’arriverai in extremis au gîte du Volcan ou m’attendent Sergio et Leila autour d’une « rougaille de saucisses » ….


lundi 25 mai 2009

Marcelino

La voiture de loc’ garée sur le parking de l’aéroport Roland Garros, des chouchous plein le coffre et des images du cirque de Salazie plein la tête, nous allons accueillir notre ami bahianais Marcelino qui vient nous rejoindre par avion depuis le Brésil, via l’Afrique du Sud.

Sergio qui ne se déplace jamais sans son super téléphone multimédia, soudainement, marque un arrêt à la lecture d’un message : « Marcelino : voyage interrompu à Johannesburg, bloqué aux douanes, demande aide urgente par internet ». Pas d’accès internet à l’aéroport, le super téléphone qui déraille, la compagnie aérienne qui confirme le « no show » de Marcelino lors de son transfert en Afrique du Sud, et surtout Marcelino qui ne parle pas un mot d’anglais ….. Impossible d’établir la moindre communication téléphonique avec notre ami et ses proches. Deux heures durant nous errons à la recherche d’Internet, la nuit, un dimanche à la Réunion, sans pouvoir comprendre ce qui se passe.

Finalement, nous installons notre quartier général dans le fast food Quick de Saint-Denis équipé d’un wi-fi et de là découvrons une avalanche de mails d’amis préoccupés, ou plutôt une escalade de nouvelles, allant jusqu’à annoncer la mise sous écrous de Marcelino par les douaniers sud africains. Nous déclenchons le plan hors sec maximum. Recoupant les pièces du puzzle nous concluons que seule l’absence d’un visa français pourrait expliquer la tragédie. Ce qui, par ailleurs, nous paraît insensé puisque ni Sergio ni Leila (Brésiliens) n’en n’ont eu besoin pour se rendre à la Réunion et voyager plus d’une vingtaine de fois en France !!! Au-delà de l’incompréhension la plus totale nous contactons, un dimanche soir, l’Ambassade du Brésil à Pretoria pour exfiltrer notre ami des geôles sud africaines …. Le diplomate brésilien, extrêmement affable, ne comprend pas trop nos salades, (plutôt nos hamburgers, compte tenu du lieu de notre QG) car, selon lui, cela fait bien longtemps que la Réunion à gagné son indépendance.( !) Je décide d’appeler l’Ambassade de France puis le Consulat à Johannesburg, Celui-ci confirme la nécessité d’un visa et, très gentiment, nous rappelle pour nous dire qu’une procédure d’urgence est mise en place pour fournir le sésame à notre ami, dont, par ailleurs, nous n’avons toujours pas de nouvelles.

A Johannesburg et au Port des Galets, on dort désormais. Le lundi matin, le QG du Quick est remonté. Pincement au cœur lorsque nous apprenons que Marcelino ne s’est pas présenté à l’hôtel qu’il nous avait indiqué. Quelques heures plus tard, soulagement. Le message nous arrive que tout est réglé : visa dans le passeport et nouveau billet d’avion re-émis grâce à l’efficacité de Carmen à Salvador de Bahia.

Le 26, retour à l’aéroport, la tête encore pleine des images du volcan de La Fournaise que je viens de gravir, cette fois-ci ce sont les retrouvailles avec Marcelino. Embrassades, retour à bord de Dolce Vita et déjà les premiers préparatifs pour les prochaines navigations dans l’océan Indien Sud. Bienvenue à Marcelino.



samedi 23 mai 2009

Les cirques de la Réunion

L’île de la Réunion est pour nous une très belle surprise. Après un périple souvent marqué par la beauté des zones littorales, nous sommes séduits par le relief, la géologie tourmentée, les vallées encaissées où viennent mourir les cascades et aussi l’ambiance festive du spot de surf de Saint-Leu, avec sa magnifique gauche qui déroule son swell du 13ème avis de grand houle.










Nous montons alternativement aux cirques de Cilaos et Salazie.







Sergio, aux couleurs de la Seleçao vole un maximum de photos de ces lieux qui le transportent, alors que Leila, à la recherche des derniers Dodos de l’île, emprunte quelques chouchous ( ou cristophines ) à la nature abondante, pour nous préparer des bobos de crevette succulents.