Affichage des articles dont le libellé est navigation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est navigation. Afficher tous les articles

samedi 5 septembre 2009

Bahia ( épisode 2 / 4 )

Arrivée à Salvador, fin du voyage.



Le 5 septembre, vers 4 heures du matin le vent tourne à l’ouest. A ce moment nous sommes soulagés et savons que nous serons au rendez-vous fixé à 9 heures devant le phare de Barra qui marque l’entrée de la Baie de Tout les Saints.

Depuis Travessia, le voilier de Sergio, Patricia lance un appel sur le canal radio 16 à l’adresse de Dolce Vita. Nous l’interceptons, le contact est désormais établi. Les immeubles de Salvador apparaissent dans la brume du petit matin.



Le moment est intense, beaucoup d’images du voyage me reviennent en même temps. Travessia, puis Sagara de Luiz Carlos et la vedette Cristal V de Hamilton nous rejoignent dans un concert de cris de joie, de pêtards et de cornes de brume.




Dans la folie des retrouvailles, Sergio, reconverti en artificier, se fait exploser la main avec une fusée. Nous devons procéder à son évacuation vers un hôpital. Mais nous le retrouverons un peu plus tard à Aratu.


D’autres voiliers amis nous rejoignent, et un grand cortège se forme pour accompagner Dolce Vita jusqu’à la Baie de Aratu, et son Yacht Club.





Nous hissons notre grand pavoi formé des drapeaux de tous les pays visités, toutes ces couleurs sont magnifiques dans le ciel bleu de Bahia. Que de souvenirs !... comme ce petit mahi-mahi que nous avons savouré en papillote, ou l’envoi du Spi à la tombée du jour, Jacques et Marcelino à la manoeuvre sur la plage avant.



Nos proches appellent du monde entier, laissent des messages. Il y a une dimension collective et planétaire. Tout le monde présent porte un T-Shirt spécialement conçu pour l’occasion et qui est distribué depuis Cristal V– très tendance foot selon Jacques.

Nous saluons au passage les tantes de Patricia regroupées au pied du phare, continuons notre route escortés par une myriade de voiliers et atterrissons à 13 heures au Aratu Yacht Club où les amis sont réunis pour nous accueillir, Je pense très fort à tous ceux qui en France, en Amérique, en Asie, dans le Pacifique, en Australie, en Europe auraient certainement aimé se joindre à la fête.

Le Barbecue bat sont plein, Picahnas, cœur de poule, et de délicieuses saucisses font le bonheur de tous. Nous commémorons avec émotion cette fin de voyage, les familles et amis brésiliens retrouvés. Les festivités ce prolongent jusqu’au lundi avec, en apothéose, un churrasco géant chez Sergio et Leila.






La boucle est bouclée, les souvenirs trop nombreux pour être comptés. Les prochains jours permettront de décanter en douceur cette formidable aventure de deux ans autour du monde, à travers les océans.

Nous vous donnons donc rendez-vous bientôt sur ce blog pour encore quelques morceaux choisis et inédits ainsi qu’un premier bilan du périple.



Nous vous embrassons tous très fort, Merci !

vendredi 4 septembre 2009

Bahia ( épisode 1 / 4 )

Morro de Sao Paulo



Le 4 septembre, alors qu’un Churrasco d’arrivée se prépare à Salvador pour le lendemain, l’équipage de Dolce Vita aperçoit la terre, Bahia. Après 15 jours de mer, le fort et le phare de Morro de Sao Paulo situés à 30 milles au sud de Salvador, émergent au petit matin.


La terre, enfin un horizon fini, et Bahia, la terre de tous les saints pour accueillir ses trois marins. Nous mouillons à Gamboa, à l’intérieur d’une petite baie, rangeons avec soin et amour Dolce Vita pour sa présentation à la cérémonie du 5 septembre et embarquons sur un ferry en bois pour débarquer à Morro.

J’ai connu ce lieu il y a déjà dix ans en compagnie de Patricia et Hamilton, ses plages magnifiques, son village coloré auquel on accède par une porte monumentale en pierre, vestige de cette place forte d’une autre époque où pirates et bateaux de commerce croisaient, les coffres pleins d’or et de noix de coco...


Pour certains… ça roule à terre ! Une après-midi « plage » à déguster queijo coalho, camaroes, et autre Moqueca arrosée de bière stupidement gelée, est notre juste récompense.

Nous sommes tellement grisés par ces retrouvailles avec la vie exubérante de Bahia, l’odeur et la chaleur de la plage, que nous en oublions pour quelques moments tout : le temps, les nuits de quarts, le manque d’espace.



En fin d’après midi nous regagnons Dolce Vita pour une petite sieste réparatrice, avant de mettre les voiles cap sur Salvador, en vue d’une arrivée très attendue dans la baie, pour fêter le tour du Monde de Dolce Vita.

Malgré l’état de fatigue, l’excitation intense accumulée ces derniers jours à cause du rendez-vous qui approche avec la fin de route, je trouve quand même le sommeil ….. et ce n’est que vers 21 heures que je reprends pied dans la réalité.

Vite il faut partir ! Le trop fameux vent de nord-est se lève et atteint désormais 25 nœuds, exerçant une force contraire à notre progression. Cela ressemble de plus en plus à la fable de la tortue et du lièvre, ce dernier trop confiant en son avance se relâche, prend un coup de poularde derrière la nuque et rate l’arrivée. Patricia, Sergio, Sandra et Leila qui bossent dur sur le churrasco depuis des jours ne comprendraient pas !

Il faut encore faire 30 milles pour rallier Salvador au matin ; il souffle un vent de régate dans le cockpit, un véritable sprint final avec « cassé » sur la ligne d’arrivée.

Je ne peux que méditer les mots de ma petite sœur « déjà arrivé, cela est passé à toute vitesse ! » et de me dire « deux ans à 10 km/heure de moyenne… c’est pas normal de ressentir cette brutalité à l’atterrissage ». Je vais maintenant avoir le temps d’y réfléchir mais pas immédiatement car il faut virer, empanner, envoyer de la toile, tirer sur les écoutes et attendre la bascule de vent, sinon ….

jeudi 27 août 2009

Atlantique Sud (suite)


Lat : 13°49 Sud / Long : 23°5 Ouest


Toujours porté par des alizés (bien que plus légers), Dolce Vita continue, sous spi, sa progression régulière vers l'ultime étape de son périple autour du monde : Salvador de Bahia. L'arrivée est prévue pour le Samedi 5 Septembre.

A une semaine de l'arrivée, et deux ans après être parti, l'équipage de Dolce Vita a fait beaucoup de découvertes qui l'ont fait grandir au hasard des aventures et des rencontres que lui ont offert les 35 000 milles de navigation. Pour la dernière escale, nous donnons rendez-vous à tous ceux qui le pourront au Aratu Yacht Club, le Samedi 5 Septembre midi pour un Big Churrasco d'arrivée.

Nous profitons aussi de ce moment particulier pour remercier tous ceux qui participent à cette très belle expérience et qui nous témoignent régulièrement leur soutien :

A notre base arrière à terre : Marie pour son assistance "CNED" et "pièces de rechange" depuis la France, Marilia et Marie pour le blog-mastering, Samuel pour sa science de l'informatique, Gérard pour son appui logistique (international), et bien sûr Sergio et Leila, notre base arrière brésilienne, avec qui le capitaine avait pris goût à la mer.

A nos amis du Groupe Citelum pour leur précieux soutien : Michel Tesconi, Luiz Carlos Alves Lima et tous nos amis

A nos familles Pinto Vaz Sampaio, Destot, Fafiotte, Lanier.

Aux équipiers : Marilia, Damien, Florent, Yves, Laly, Gildas, Gérard, Kevin, Sergio, Leila, Marcelino, Jacques.

Aux préparateurs : Emmanuel, Sergio, Pierre, Olivier, Rémi, Sophie, Haider, Samuel, Yannick, Etienne et Marie.

Aux bateaux copains qui ont fait un bout de chemin avec Dolce Vita : Bellgaff, Mowgli, Alofi, Travessia, Sagara, Yaz, Safran, Grand Bleu, Zepher, Flame, Woodsea, Kind of Blue, Mamacocha, Who is it ?, Free Spirit, Zorba, Aquileia, Eagle, Silversea, Spirit of Irland, Obsession.

Aux amis rencontrés en route : Carlos et Fabi, Loulou, Gaetan, Père Alain, Famille Brunat, La famille Grange, Famille Mitchunovich, Jean François et Claire Seguineau, Rachid le taxi, Famille Goldman, Famille Pons, Famille Marot, Famille Portela, Dominique Clerc, Tom, Silvia, Tony Herrick, Brett de Villier, Erick Galvez. Ou restés à terre mais qu'on oublie pas : SIGNAP, familles Ambolet, Pommeray, Baudoin, Papin, Balter, Mennetrier.

A tous les autres amis qui ne sont pas cités et que nous remercions tout autant ; ainsi que les bloggeurs (souvent anonymes) qui, grâce aux statistiques, je sais, nous ont accompagnés très nombreux depuis le monde entier à travers www.abordedolcevita.blogspot.com

Un grand bravo à ma louve des mers Patricia, toujours présente dans les tempêtes comme dans les temps calmes et à nos deux mousses héroïques Bia et Léo.

Nous vous invitons tous dès à présent à nous envoyer un petit mail à l'adresse vdestot@gmail.com pour nous redonner vos coordonnées complètes, et ainsi pouvoir vous envoyer le moment venu le récit complet du périple de Dolce Vita ...et pour vous permettre de continuer à suivre le blog les prochaines semaines .


Sempre levado pelos ventos Elisios, Dolce Vita continua, com Spy, em direção a sua última etapa desta longa viagem ao redor do mundo, Salvador. A chegada é prevista para Sábado, 05 de Setembro.

A uma semana da chegada e dois anos após ter partido, a tripulação do Dolce Vita fez muitas descobertas que a fez crescer através das aventuras e dos encontros que ofereceram essas 35.000 milhas de navegação. Nesta última etapa nós marcamos um encontro com todos os que possam comparecer ao Aratu Iate Clube, Sábado 05 de Setembro ás 12:00, para um super churrasco de comemoração da chegada.

Nós aproveitamos também deste momento especial, para agradecer todas as pessoas que participaram desta bela experiência e que nos acompanharam e que nos deram suporte:

A nossa base em terra: Marie pela sua ajuda no “CNED” (escola francesa) e envio de peças de troca, desde a frança. Marilia e Marie pelo Blog – mastering, Samuel pela ciência da Informática, Gerard pelo seu apoio logístico Internacional, e claro Sergio e Leila, nossa base brasileira, a qual o capitão aprendeu a ter o gosto pelo mar .

Ao nossos amigos do grupo Citelum pela preciosa ajuda: Michel Tesconi, Luiz Carlos Alves de Lima e todos os amigos.

Aos tripulantes: Marilia, Damien, Yves, Laly, Gildas, Gerard, Kevin, Sergio, Leila, Marcelino e Jaques.

Aos preparadores: Emmanuel, Sergio, Pierre, Olivier, Rémi, Sophie, Haider, Samuel, Yannick, Etienne e Marie.

Aos Barcos amigos que fizeram alguns percursos com o Dolce Vita: Bellgaff, Mowgli, Alofi, Travessia, Sagara, Yaz, Safran, Grand Bleu, Zepher, Flame, Woodsea, Kind of Blue, Mamacocha, Who is it?, Free Spirit, Zorba, Alquimia, Eagle, Silversea, Spirit of Irland, Obsession.

Aos amigos que encontramos no caminho: Carlos e Fabi, Loulou, Gaetan, Padre Alain, Família Brunat, Familia Grange, Família Michunovich, Jean François e Claire Seguineau, Rachid o taxista, Família Goldman, Família Pons, Família Marot Família Portela, Ericka, Dominique Clerc, Tom, Silvia, Tony Herrick, Brett de Villier, Erick Galvez. Ou que ficaram em terra mas que a gente não esquece: SIGNAP, Familia Ambolet, Pommeray, Baudoin, Papin, Better, Mennetrier.

A todos os outros amigos que não foram citados e que nós agradecemos da mesma forma, como também os blogueiros (as vezes anônimos), que graças as estatísticas, eu sei que nos acompanharam através do mundo inteiro pelo WWW.blogspot.dolcevita.com.br.

Um grande bravo a minha loba do mar, Patricia, sempre presente nas tempestades e nas calmarias, e aos nossos dois marinheiros heróicos, Bia e Léo.

Nós convidamos a todos para nos enviar uma pequena mensagem para o endereço vdestot@gmail.com informando seus dados completos, para que possamos enviar uma cópia do relato completo da historia do Dolce Vita.


mercredi 26 août 2009

Atlantique Sud

Lat : 15 S / Long : 21 W


Le train d'Alizés, régulier, pousse Dolce Vita sur le chemin de la maison.

Aperçue il y a trois jours par bonne brise, une famille de petites baleines, ou plutôt de très grands dauphins ( 10 à 12 mètres ) à aileron dorsal en forme de faucille, ventre blanc, coquillages accrochés sur l'arrière, grande gueule, sautant en retombant à plat dos à quelques mètres, durant la nuit et une partie du jour. Apparemment le ventre blanc de Dolce Vita leur a plu. Pour fêter l'évènement, et préparer Jacques (voir le blog de Jacques), notre équipier français, à sa prochaine escale, une grande feijoada est donnée ce dimanche à bord.

Merci à ceux qui nous accompagnent de bien vouloir essayer d'éclairer nos lanternes sur cet animal mystère et bien réel qui n'est évidemment pas une sirène. (Photo d'orque suggérée par le capitaine pour illustrer le post)

Puis le salon de coiffure ouvre en terrasse ; Marcelo y va pour une coupe de saison boule à zéro, alors que le capitaine se contente d'un léger rafraichissement.

La "saudade" de Bahia est grande, Dolce Vita, voilier merveilleux, nous y mène en douceur. Plus que 1000 milles et la boucle sera bouclée."

mardi 11 août 2009

Dolce Vita : LE TOUR DU MONDE ! A VOLTA AO MUNDO !

Dolce Vita : LE TOUR DU MONDE !

Aujourd'hui mardi 11 Août 2009, 17h00 UTC, Dolce Vita se trouve à la latitude 23°25 Sud et longitude 5° Est, au milieu de l'Atlantique Sud entre Namibie et Brésil, sur le chemin du retour vers Salvador de Bahia. Nous avons quitté le port de Luderitz ( Namibie ), le vendredi 7 Août, et avons réalisé près de 600 Milles Nautiques, sous des allures portantes, poussés par des alizés bien établis autour de l'anticyclone de Saint Hélène.

L'équipage formé par Marcelino, Jacques et Vincent s'entend à merveille et alterne quarts, manoeuvres, cambuse et plonge sur la grande houle de l'Atlantique, heureux de vivre l'ivresse du grand large, bien que la température soit encore un peu fraîche.

Ce jour, Dolce Vita a donc franchi la longitude de Marseille ( port de départ du périple en 2007 ), et par la même occasion, a réalisé LE TOUR DU MONDE par les trois océans ( dont l'Atlantique deux fois ), coupé au moins une fois l'ensemble des méridiens de la planète en 1 an, 11 mois et 20 jours, tout en échappant aux pirates.
Ce moment a été dignement célébré à bord, autour d'un risotto de sauté de porc au curry, trois riz, et coco.

Un grand merci à tous nos équipiers à terre et en mer qui nous soutiennent.

Dolce Vita: A VOLTA AO MUNDO !

Hoje, segunda feira, 11 de Agosto de 2009, as 17h00 UTC, o Dolce Vita se encontra na latitude 23°25 Sul e longitude 5° Leste, no meio do Oceano Atlântico Sul entre Namíbia e Brasil, a caminho de casa em Salvador da Bahia. Zarpamos do porto de Luderitz ( Namíbia ), na sexta feira dia 07 de Agosto e já navegamos 600 milhas náuticas, com ventos alísios de popa bem estáveis em torno do anticiclone de Santa Helena.

A tripulação formada por Marcelino, Jacques e Vincent está bem entrosada e alterna turnos a noite, compartilha as manobras e a cozinha navegando sobre as grandes ondas do Atlântico, felizes de viver juntos esta experiência em alto mar, embora as temperaturas estejam ainda baixas.

Neste data, o Dolce Vita alcançou a Longitude de Marselha ( porto de partida p ara essa aventura em 2007) e assim, realizou A VOLTA AO MUNDO pelos três oceanos ( o Atlântico duas vezes ), cortando pelo menos uma vez todos os meridianos do planeta em 1 ano, 11 meses e 20 dias e ainda driblando os piratas.

O evento foi comemorado a bordo em torno de um suculento risoto de porco ao curry, com três tipos de arroz com côco.

Muito obrigado a todos os nossos amigos e tripulantes, da terra e do mar, que tem nos apoiado.

vendredi 31 juillet 2009

Départ de Cape Town

On ne part pas un vendredi, c’est la règle. Deux jours que le temps est humide, froid, que Patricia et Léo sont repartis. J’ai le blues du marin resté trop longtemps à terre, dans la chaleur de la famille et de l’Afrique, et qui regarde son bateau comme un étranger.

Heureusement Jacques, notre nouvel équipier venu de Grenoble et Marcelino, qui a passé une semaine délicieuse avec Sandra, sont très motivés. Doucement nous rentrons dans le voyage, nouvelle étape qui doit nous mener de Cape Town à Salvador. Une étape particulière, puisque la dernière de ce périple autour du monde et des mers. Alors, lorsque le blues et la saudade de Bahia vous prennent, mieux vaut se concentrer sur l’avitaillement, car des choux et du diesel y’en n’aura pas au milieu de l’Atlantique Sud ….





Les prévisions météorologiques ne sont pas fameuses, de la bonne dépression des mers du Sud, déboulant tous les trois jours. Nous sommes toujours au cœur de l’hiver austral. Rien ne sert de se trouver des excuses météo pour retarder le départ.


Marie et Michel larguent les amarres du ponton du Royal Cape Yacht Club, nous souhaitent bon vent, et nous laissons derrière nous l’Afrique du Sud, plein d’images dans la tête, de sentiments forts et confus à la fois.


Les manœuvres et la cambuse permettent de souder notre équipage expérimenté et multiculturel. Partis un vendredi pluvieux, nous affrontons, les premiers jours, des vents faibles et contraires. Le froid rend les quarts pénibles. Nous longeons la côte d’Afrique vers le nord, à la recherche de la chaleur et des vents portants.



La traversée de l’Atlantique Sud sera longue, presque 4000 miles, et nous réservera certainement de nombreuses surprises … l’équipage de Dolce Vita envoie, à tous ceux qui l’accompagnent via le blog, plein de pensées affectueuses !





lundi 13 juillet 2009

30 000 milles autour du monde

Nous avions passé le Cap de Bonne Espérance un peu dans le brouillard et surtout beaucoup dans la nuit, une visite du mythe par la terre s’imposait. Selon Marcelino, il n’y avait pas de doute, nous étions dans l’Atlantique dès le Cap des Aiguilles, preuve en est : la mer avait des saveurs de Dindé !

Bonne Espérance est aussi la marque symbolique de 30 000 milles nautiques réalisés depuis Marseille, soit 58 000 km..

Il y a trois mois cette rencontre était improbable. Je décidais de faire le tour par Bonne Espérance en hiver plutôt que de tenter la chance dans les eaux somaliennes. Choix de navigation difficile, car en décalage avec les habitudes « du monde des yachties ». De plus, dans cette galère, j’emmène Sergio et Marcelino venus goûter à la grande croisière hauturière. Si nous n’avons rencontré aucun voilier sur la même route, pour autant la navigation a été relativement facile, réalisée à l’intérieur de fenêtres-météo favorables ; les ports se sont avérés d’excellents points de départ pour découvrir la côte par la terre. Les conseils de Tony et Brett ont aussi été forts utiles.

Comme me confiait Paul de « Flame » : « expect the unexpected ». En effet, le pire n’est jamais certain, et c’est souvent quand on s’y attend le moins que les problèmes surviennent. Ayant parfois le sentiment de ne pas coller à la culture traditionnelle de la voile – les origines alpines expliquant peut être cela – j’ai appris à prendre un peu de distance avec les mythologies des ports et aborder chaque nouvelle étape avec respect.

Assis face au continent depuis son point le plus austral, je profite de cet instant unique de terre ferme. Les prochains jours seront riches en retrouvailles et découvertes ; d’abord mes jeunes cousins Sud Africains Anna et Danny, puis Patricia et Léo (Bia je pense très fort à toi), et enfin Michel et Marie. Ils m’ont beaucoup manqué.




Alors que Marcelino attend Sandra avec impatience, à bord de Dolce Vita ; Sergio et Leila ont repris la route de l’Afrique pour commémorer l’anniversaire de Leila en grand style. Pour nos amis lusitanophones, suit un texte de Sergio revenant dans le détail sur son vécu de la dernière partie de navigation.


30 000 Milhas ao redor do mundo

Passamos o Cabo da Boa Esperança com um pouco de neblina e muito de noite. Uma visita do mito cabo, por terra, se fazia entao necessario. Segundo Marcelino, nao havia duvida, estavamos no Atlantico desde o Cabo das Agulhas, prova é, o mar ja tinha cheiro de dêndê.

Boa Esperança é tamben a marca dos 30 000 milhas nauticas realizadas desde o porto de Marselha, o seja os 58 000 kilometros do Dolce Vita neste projeto ....

Ha tres meses este encontro fosse improvavel ! So que decidi dar a volta pelo cabo da Boa Esperança no inverno ao inves de tentar a sorte nas aguas da Somalia (infectadas de piratas). Opçao de navegaçao dificil, porque em contradiçao com os habitos e a cultura “do mundo da vela”. Alem do que, nesta furada, trazia Sergio e Marcelino vindo saborear o grande cruzeiro de alto mar.

Nao encontramos nenhum veleiro na nossa rota o que era previsivel ! Mais, sempre realizada dentro de janelas de tempo favoraveis, a navegaçao se revelou relativamente facil. Os portos foram todos excelentes pontos de partida para exploraçao da costa por terra. Os conselhos de Tony e Brett foram muito proveitosos.

Como me dizia o meu amigo Paul do Veleiro Australiano Flame : “ expect the unexpected ”. De fato o que acontece nunca é sempre o peor, ao contrario, muitas vezes quando menos esperamos os problemas surgen.

De vez em quando, tendo o sentimento de nao partencer a cultura tradicional da vela (a minhas origens alpinas devem explicar), aprendi a guardar distancia dos mitos criados em portos e tratar o mar com respeito.

Sentado olhando para o continente africano desde o seu punto mais austral, aproveito este momento unico de terra firme. Os proximos dias serao ricos em reencontros e descobertas. Primeiro meus primos sulafricanos Anna e Danny, e logo depois Patricia, Léo, Michel e Marie (Bia pensou muito en você no Brasil!). Senti muita saudade deles.

Em quanto Marcelino espera, no Dolce Vita, com muita saudade e carinho a Sandra ; Sergio e Leila ja retomarao a estrada da Africa para comemorar em grande estilo o aniversario da Leila. Para os nossos amigos de lingua portuguesa segue a continuaçao um texto do Sergio, relatando com detalhes a sua experiencia dos ultimos dias.




Latitude 34º Sul: a Travessia do Dolce Vita de Porth Elizabeth a Cape Town (Sergio)


O Dolce Vita com a sua tripulação Vincent-Sergio-Marcelino tinha alcançado finalmente a Latitude 34º Sul em Porth Elizabeth no Algoa Bay Yacht Club (lat. 33º 59´S e long. 25º 38´E) e agora era avançar rumo ao Oeste, contornando a ponta sul do continente africano, fazendo uma navegação estranha e arriscada para nós velejadores que não somos surfistas, pois a estratégia nessa região é navegar sempre perto da costa, até a linha de profundidade dos 200 metros, ficando no máximo a 10 milhas náuticas (Mn) das escarpas recortadas das altas montanhas que o Oceano Indico vêm lambendo com a força da Corrente das Agulhas.

Com a excelente qualidade das informações metereológicas diariamente baixadas via internet dos sites utilizados pelo Vincent (www.grib.us e www.passageweather.com ), enviados pela Leila (www.weathersa.co.za) e com as orientações que buscamos com os velejadores em Durban, particularmente com o Tony Herrick (www.cruisingconnections.co.za), misto de mestre e consultor em navegação a vela para contornar o Cape of Good Hope, acertamos todas as janelas de tempo para zarpar do aconchego das marinas, como também buscar abrigo nos portos seguros quando as depressões vinham rapidamente empurrando as frentes frias contra e os barômetros variando de 1015 para 1030 milibares em menos de 24horas sem nenhuma cerimônia.

Procurávamos sair sempre no rabo ou melhor, no final da frente fria, armados no misto – i.e. vela grande rizada e motor, enfrentando o “swell” e vento na cara. Quando o vento mudava de quadrante iamos abrindo a vela até dar o que o Dolce Vita mais gostava, que era asa-de-pomba, para então ele voar!.... Buscávamos sempre a corrente das Agulhas que ajudaria no desempenho do veleiro e que as vezes chegava a mais 4 nós a favor e assim não tinhamos descanso, pois a regra geral nessa latitude e mar é passar logo e buscar ficar o mínimo de tempo em exposição nessa região que já colecionou mais de 250 naufrágios somente no Cabo das Agulhas.

Quando vimos que seria impossível chegar em Cape Town ou mesmo na False Bay antes que duas poderosas depressões que se formaram no Atlântico e vinham varrendo as encostas da África do Sul pudessem nos alcançar em pleno Cabo das Agulhas, buscamos abrigo no Porto e modesta marina de Mossel Bay. A marina não comporta veleiros mais pesados que 10 ton e maiores que 36´ e assim o Dolce Vita teve que ficar fundeado na abrigada baia até a próxima janela que aconteceu 4 dias depois. Aproveitamos esse tempo para conhecer mais um pouco da Garden Road especialmente Knysna, que nos encantou e onde nos regalamos com as ostras locais acompanhadas do bom chardonnay sulafricano.

Recolhemos a ancora na tarde de 03.07.09 e largamos Mossel Bay na lat. 34º10´S e long. 22º08´E com o barômetro em 1029mb, vento ainda na cara, mas fraco, dobrando o Cape St. Blaize rumo ao Cape Town, que para atingir teríamos que vencer outros 23 cabos e pontas tenebrosos e dentre eles os famosos Cape Agulhas e Cape of Good Hope. Nessa madrugada atingimos o ponto de maior latitude sul dessa navegação, ie, 35º 03´S e long. 20º 34´E e com ele veio o frio intenso com o termômetro batendo os 10ºC.

As 13h do dia 04.07 cruzamos o Cabo das Agulhas, deixando o mesmo a 10Mn num oceano com águas com profundidade de apenas 82mt., vento de popa com 20 nós e o veleiro em asa-de-pomba em 6,2 nós. Nessa altura a corrente das Agulhas não mais atuava e foi assim que largamos as águas quentes do Oceano Indico e entramos nas águas frias do nosso querido Oceano Atlântico. Apesar desse trecho ser conhecido como uma das mais traiçoeiras costa do mundo, devido as rasas e turbulentas águas contra rochedos íngremes, o Dolce Vita passou sereno e agradecendo Iemanjá e pedindo para levá-lo para o outro lado do Atlântico na nossa Baia de Todos os Santos.

Orçamos em seguida na direção do Cabo da Boa Esperança e em 24h completamos mais 134Mn faltando somente 116Mn para cumprirmos nosso objetivo. A tarde o vento relaxou e colocamos a ginaker e assistimos um por de sol de tirar o fôlego. A ansiedade de chegar era grande e descontamos as milhas pouco a pouco. No meu turno inicial da última noite um pássaro enorme posou no cockpit e buscou abrigo ao meu lado e com muito custo consegui mudá-lo de idéia, pois seguramente iria fazer uma sujeira no Dolce Vita.

As 3h da madrugada de um domingo, 05.07.09, cruzamos a menos de 8 Mn o Cabo da Boa Esperança e com respeito observava o farol piscar com seu longo olhar os 3 lampejos brancos espaçados, vento quase nenhum de 7 nós na aleta de bombordo, mar espelhado em 123 mt de profundidade e refletindo a lua cheia, barômetro calmo nos 128mb e o Dolce Vita deslizando num misto a 5,8 nós. Escolhi a música “O Vento” de Jota Quest para trazer a minha Leila para passar junto esse momento mágico: “Foi por todo mar e volte aqui para o meu peito! Pedi ao vento para trazer você aqui, morando nos meus sonhos e na minha memória. Pedi ao vento para trazer você de novo...”

Se fosse pedir um presente para Deus, acho que seria muito querer esse momento e dessa forma para chegar em Cape Town, passando pelos temíveis Cabos das Agulhas e da Boa Esperança, navegando através da corrente das Agulhas que desce com valentia o Canal de Moçambique vindo da costa norte da África do Sul, numa navegação em rota contraria por ser no período do inverno. Passamos pelo Cape Point num mar espelhado sem os enérgicos swells vindos da Antártica e poder atracar em calma e num belo domingo de sol, em conjunto com os amigos Vincent e Marcelino, no famoso Royal Cape Yacht Club - RCYC (lat. 33º55´S e long. 18º26´E), percorrendo 2.800 Mn desde a largada em 20.05.09 nas Ilhas Mauritius.

Quando lançamos as amarras no píer do RCYC e avistamos a Table Mountain trazendo o amparo do seguro porto da Cidade do Cabo, a fisionomia dos três amigos tripulantes era de sorriso largo e sereno, nos abraçamos e agradecemos a navegação realizada sem ter tido nenhuma avaria e passado com segurança um dos três Cabos místicos no mundo náutico. Em seguida a Leila telefonou e a felicidade se completou e disse que estava nos aguardando com um coq-au-vin e algumas garrafas de bons vinhos locais e que teríamos todo o tempo para uma justa bebe-come-moraçao no apart-hotel que ele estava instalada no Waterfront Village.