Descente dans le sud : Durban – East London - Port Elizabeth ( Afrique du Sud )
La navigation le long de la « wild coast » sud africaine a fait couler beaucoup d’encre et d’embarcations.
Lorsque le redoutable courant des aiguilles venant du canal du Mozambique rencontre le vent de sud-ouest issu des dépressions des basses latitudes, alors, parfois, cela donne naissance au phénomène connu sous le nom de : « abnormal waves » ; des vagues scélérates abominables et anormales pouvant dépasser les 20 mètres. Notre route passe par là. La tactique est donc de partir de Durban après le passage d’une dépression, et de faire vite pour rallier le prochain port - East London - qui se trouve à 500 Km… et ce, avant l’arrivée de la dépression suivante, sachant que, fait rare, il n’existe absolument aucune possibilité de s’abriter entre Durban et East London.
Le contournement des zones de piraterie de l’Océan Indien a eu pour conséquence de se trouver sur cette côte en hiver, quand les dépression se succèdent, et déboulent vers la pointe de l’Afrique avec une vigueur et une fréquence redoublée !
Le 18 juin, début de soirée, pression à 1024 Hp, nous quittons le port de Durban, l’estomac noué, très attentifs sur l’ensemble des paramètres à surveiller : météo, état de la mer, du ciel et de Dolce Vita.
La mer est formée. Une longue houle de sud, d’environ 4 à 5 mètres, nous accueille dès la sortie du Port. Le vent souffle dans le nez, levant un clapot désagréable. Nous faisons le dos rond toute la nuit. Au matin du 19, les vents favorables finissent enfin par arriver. Je décide de tirer vers le large à la recherche du courant des aiguilles. Vers 14 heures nous sommes enfin « placés », calés à 15 milles de la côte, avec un vent de nord-est qui monte en puissance. La pression baisse à 1018 Hp. Dolce Vita accélère frénétiquement, vent arrière, grand voile risée et génois tangoné en ciseaux. Nous avons l’impression d’être sur un grand toboggan, montant puis redescendant en surf, à rebours de la houle de sud qui vient en sens inverse.
Nous prenons de plus en plus de vitesse, 9, 10, 11 puis 12 ….. youuuu !
Nous établissons le nouveau record de vitesse sur 24 heures de Dolce Vita : 210 milles nautiques !!
Le moment est intense : derrière nous un forte brise de 30 à 40 nœuds qui pousse avec des vagues puissantes, devant une grande houle venue de nulle part, que nous avalons. La mer se marbre telle la surface d’un mille-feuille. Malgré toutes les précautions, Dolce Vita empanne involontairement dans un surf qui se termine en départ à l’abatée - heureusement le frein de baume amortit le passage de baume !! Pour plus de sécurité, nous décidons de passer le génois sur la même amure que la grand-voile. Marcelino, en voltigeur bien amarré à la ligne de vie, va à l’avant, et avec détermination et précision, range le tangon dans une manœuvre qui fera date dans ce tour du monde. Nous tirons désormais des bords de grand largue dans la bande du courant des aiguilles ; Sergio qui hérite de l’un des quarts des plus spectaculaires en terme d’éléments déchaînés, savoure ce moment unique, en pleine communion avec les éléments célestes.
Nous établissons le nouveau record de vitesse sur 24 heures de Dolce Vita : 210 milles nautiques !!
Le moment est intense : derrière nous un forte brise de 30 à 40 nœuds qui pousse avec des vagues puissantes, devant une grande houle venue de nulle part, que nous avalons. La mer se marbre telle la surface d’un mille-feuille. Malgré toutes les précautions, Dolce Vita empanne involontairement dans un surf qui se termine en départ à l’abatée - heureusement le frein de baume amortit le passage de baume !! Pour plus de sécurité, nous décidons de passer le génois sur la même amure que la grand-voile. Marcelino, en voltigeur bien amarré à la ligne de vie, va à l’avant, et avec détermination et précision, range le tangon dans une manœuvre qui fera date dans ce tour du monde. Nous tirons désormais des bords de grand largue dans la bande du courant des aiguilles ; Sergio qui hérite de l’un des quarts des plus spectaculaires en terme d’éléments déchaînés, savoure ce moment unique, en pleine communion avec les éléments célestes.
Nous fonçons, passons devant East London « à tombeau ouvert » et décidons de poursuivre notre route vers Port Elizabeth, qui ne se trouve plus qu’à 120 milles. Ce sera toujours cela de pris.
Dans ces conditions de calme parfait, et pour nous redonner, s’il était nécessaire, des forces, je mitonne durant la matinée un pot-au-feu aux 5 légumes et lard fumé, tout en sauce, comme l’aime l’équipage.
La fin de parcours s’effectue en douceur, par un temps froid et humide, nous laissant le plein loisir de déguster notre atterrissage au Algoa Bay Yacht Club de Port Elizabeth.
La fin de parcours s’effectue en douceur, par un temps froid et humide, nous laissant le plein loisir de déguster notre atterrissage au Algoa Bay Yacht Club de Port Elizabeth.
Mensagem de Sergio :
Cumprimos dessa forma o mais longo trecho sem portos abrigados de Durban a Cap Town, que é a parte até East London (250 Mn considerada a perna mais complexa pelos velejadores da Africa do Sul) e fizemos em menos de 3 dias quase a metade das 840 Mn até Cap Town. Amarramos bem o Dolce Vita no pier do Algoa Bay YC, pois a previsao metereologica lançou alerta que na pxma 3a.f. entrará uma frente fria de SW com ventos superiores a 50 nós.
Encontramos com o nosso apoio técnico em terra - a minha Leila, na simpática Carslogie House na praia de Summestrand, onde tivemos um ótimo almoço de comemoraçao dessa travessia. Devemos ficar na regiao até passar essa frente fria e vamos aproveitar para conhecer uma reserva com os BIG FIVE, ie, grandes animais e uma parte da Garden Route, considerada a estrada na regiao mais bonita da Africa do Sul.

3 commentaires:
ça va?!?!
Estou acompanhando o blog de vcs, aqui do trabalho sinto que estou viajando um pouco junto.
E fiquei com vontade de um dia tbm entrar mar adentro, contra as vagas, sentir toda a liberdade que um ser humano pode sentir ao flutuar sobre o mar com o ventor a empurrar.
Fico lembrando tbm de um belo livro que ha tempos lí, trabalhadores do mar do victor hugo, quem sabe um dia não navegaremos juntos.
saudacoes e abrçs!
Guilherme A. Schmidt
Félicitations pour les 12 noeuds et 8,75 de moyenne sur 24 heures!
Heureusement que vous n'avez pas de convecteur temporel à bord, parce qu'à partir de 8,8 milles à l'heure, vous créez une perturbation du continuum espace-temps!!
Avec un bateau qui s'appelle un OVNI, à votre place, je prendrais mes précautions...
"Enquanto navega pela vida, não evite tempestades e águas bravias. Navegue e deixe-as passar. Mares calmos não fazem bons marinheiros."
Abraços a vocês!
Ricardo Aguiar
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