Carnet de Route d'Indonésie
La navigation vers Dili et le Timor nous a largement donné l'avant-goût de ce que seront 1500 milles nautiques vent et courant de face. Pas forcément une partie de plaisir.
Néanmoins nous quittons Dili et Apolinario notre guide local, le 22 novembre, direction Bali. Le vent est vraiment très mal orienté, et chaque mille se gagne durement. Aussi nous décidons de faire un stop à Maumere sur l'île de Flores ( lat 8° 37 sud long 122°18 est ) que nous atteignons le 26 novembre - soit 4 jours pour faire 230 milles ou une moyenne de 4 km/h .. ( évidemment, le calcul de distance se fait entre points de départ et d'arrivée et non sur l'accordéon que nous avons dessiné sur la carte de la mer de Flores ).
La halte de 4 jours permet de faire un peu de tourisme et de se reposer ; nous allons, bien sûr, admirer les volcans de Kelimutu ou les cratères renferment des lacs de couleurs surprenantes. Je participe à un casse-croûte improvisé avec des petits singes du Parc Naturel.
Les soirs une nouvelle tendance météorologique à base d'orage et gros grains s'établit. Les prévisions météo classique, fausses, ne nous servent pas à grand-chose.
Le 1er Décembre nous repartons direction Singapour ! J'ai hate d'y être car cela fait presque un mois et demi que mon équipage australien me manque. Tout comme les livres à bord .
La navigation n'est pas évidente, car on passe du Geenaker au près à la trinquette au largue en fonction de l'humeur du vent. On utilise aussi beaucoup le moteur et finalement un arrêt s'impose pour remettre du combustible.
Je décide de m'arrêter à Bornéo, initialement à Banjarmasin, capitale du Kalimantan. Mais en passant le cap Selatan nous nous faisons cueillir par le courant et la tempête, et sommes détournés vers le sud toute la nuit durant.
Maintenant aux prises avec des vents forts et contraires, des pluies torrentielles, nous continuons malgré tout notre route vers le Nord-Ouest et Bornéo en pointant vers la baie de Sebangan ( lat 3°15 S et Long 122°26 Est ) ou nous pensons trouver des villages et donc du Diesel ( Solar en Indonésie ). Nous pénétrons la baie, puis tâtonnant dérive et safran relevés dans 1 mètre d'eau boueuse nous atteignons une rivière que nous empruntons, jusqu'à découvrir l'existence de Pegatan une ville le long d'une des berges.
Ici c'est un mélange de ville far-west avec les ruines des industries et comptoirs qui ont dû jadis fait fortune, les mosquées qui semblent se livrer à des concours de prières par haut-parleurs interposés, les fumeries de poissons, et les maisons sur pilotis : le tout sur un fond de jungle. Le ravitaillement est un peu compliqué car les voiliers n'ayant pas coutume de s'arrêter nous sommes l'attraction. Après moult négociations en indonésien nous arrivons quand même à changer quelques dollars contre quelques litres de Solar, mais cela reste très insuffisant. Lorsque la Police vient à se mêler de la partie la situation est délicate ; avec plus de 20 personnes à bord et des revendications pas très administratives. Aussi nous ferons court et repartons le lendemain matin, le 10 décembre, direction Kumai toujours à Bornéo pour terminer les approvisionnements.
Pour gagner des précieux milles nous décidons d'emprunter l'embouchure de la rivière. Nous touchons le fond une première fois, puis des pêcheurs nous indiquent un autre passage et là, nous nous échouons sur un banc de terre argileuse. Un orage s'abat sur nous, et les vagues nous frappent par le flanc. Apres 3 heures d'attente et de marée montante nous finissons par nous déséchouer et décidons de faire le tour par le chemin de l'aller, ce qui ne sera pas, non plus, très facile.
De toute manière les cartes sont complètement fausses !
3 jours de vent de face, d'orages, de coups de vent à plus de 40 noeuds nous obligeront, par moments, à nous mettre à la cape pour ne par perdre de terrain. Finalement le 13 décembre nous remontons le fleuve Kumai et atteignons la ville ( lat 02.44 sud et long 111.43 est )vers midi. Un aller-retour en moto jusqu'à Pangkalanbun distant de 20km pour retirer de l'argent, et nous découvrons qu'il y a une rupture de stock de solar. Mais le pompiste a une petite réserve perso de 400 litres qu'il veut bien nous céder à un prix inférieur à celui de la station service (?)On n'a pas posé trop de questions.
Maintenant bien achalandés, il ne nous reste plus qu'à reprendre la route direction Singapour".
Néanmoins nous quittons Dili et Apolinario notre guide local, le 22 novembre, direction Bali. Le vent est vraiment très mal orienté, et chaque mille se gagne durement. Aussi nous décidons de faire un stop à Maumere sur l'île de Flores ( lat 8° 37 sud long 122°18 est ) que nous atteignons le 26 novembre - soit 4 jours pour faire 230 milles ou une moyenne de 4 km/h .. ( évidemment, le calcul de distance se fait entre points de départ et d'arrivée et non sur l'accordéon que nous avons dessiné sur la carte de la mer de Flores ).
La halte de 4 jours permet de faire un peu de tourisme et de se reposer ; nous allons, bien sûr, admirer les volcans de Kelimutu ou les cratères renferment des lacs de couleurs surprenantes. Je participe à un casse-croûte improvisé avec des petits singes du Parc Naturel.
Les soirs une nouvelle tendance météorologique à base d'orage et gros grains s'établit. Les prévisions météo classique, fausses, ne nous servent pas à grand-chose.
Le 1er Décembre nous repartons direction Singapour ! J'ai hate d'y être car cela fait presque un mois et demi que mon équipage australien me manque. Tout comme les livres à bord .
La navigation n'est pas évidente, car on passe du Geenaker au près à la trinquette au largue en fonction de l'humeur du vent. On utilise aussi beaucoup le moteur et finalement un arrêt s'impose pour remettre du combustible.
Je décide de m'arrêter à Bornéo, initialement à Banjarmasin, capitale du Kalimantan. Mais en passant le cap Selatan nous nous faisons cueillir par le courant et la tempête, et sommes détournés vers le sud toute la nuit durant.
Maintenant aux prises avec des vents forts et contraires, des pluies torrentielles, nous continuons malgré tout notre route vers le Nord-Ouest et Bornéo en pointant vers la baie de Sebangan ( lat 3°15 S et Long 122°26 Est ) ou nous pensons trouver des villages et donc du Diesel ( Solar en Indonésie ). Nous pénétrons la baie, puis tâtonnant dérive et safran relevés dans 1 mètre d'eau boueuse nous atteignons une rivière que nous empruntons, jusqu'à découvrir l'existence de Pegatan une ville le long d'une des berges.
Ici c'est un mélange de ville far-west avec les ruines des industries et comptoirs qui ont dû jadis fait fortune, les mosquées qui semblent se livrer à des concours de prières par haut-parleurs interposés, les fumeries de poissons, et les maisons sur pilotis : le tout sur un fond de jungle. Le ravitaillement est un peu compliqué car les voiliers n'ayant pas coutume de s'arrêter nous sommes l'attraction. Après moult négociations en indonésien nous arrivons quand même à changer quelques dollars contre quelques litres de Solar, mais cela reste très insuffisant. Lorsque la Police vient à se mêler de la partie la situation est délicate ; avec plus de 20 personnes à bord et des revendications pas très administratives. Aussi nous ferons court et repartons le lendemain matin, le 10 décembre, direction Kumai toujours à Bornéo pour terminer les approvisionnements.
Pour gagner des précieux milles nous décidons d'emprunter l'embouchure de la rivière. Nous touchons le fond une première fois, puis des pêcheurs nous indiquent un autre passage et là, nous nous échouons sur un banc de terre argileuse. Un orage s'abat sur nous, et les vagues nous frappent par le flanc. Apres 3 heures d'attente et de marée montante nous finissons par nous déséchouer et décidons de faire le tour par le chemin de l'aller, ce qui ne sera pas, non plus, très facile.
De toute manière les cartes sont complètement fausses !
3 jours de vent de face, d'orages, de coups de vent à plus de 40 noeuds nous obligeront, par moments, à nous mettre à la cape pour ne par perdre de terrain. Finalement le 13 décembre nous remontons le fleuve Kumai et atteignons la ville ( lat 02.44 sud et long 111.43 est )vers midi. Un aller-retour en moto jusqu'à Pangkalanbun distant de 20km pour retirer de l'argent, et nous découvrons qu'il y a une rupture de stock de solar. Mais le pompiste a une petite réserve perso de 400 litres qu'il veut bien nous céder à un prix inférieur à celui de la station service (?)On n'a pas posé trop de questions.
Maintenant bien achalandés, il ne nous reste plus qu'à reprendre la route direction Singapour".

1 commentaire:
Aos queridos Destot (Vincent, Paty, Bia e Leo), feliz Natal para vocês e que 2009 seja rápido para trazê-los de volta para o nosso convívio em terra firme.
Que Deus abençoe a todos.
Beijão
Tio Roberto
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