Carnet de route d'Indonésie ( Suite )
Nous quittons donc Bornéo et Kumai le 15 décembre. Dans la nuit du 15 au 16, alors que nous faisons bonne route au près serré, un gros grain nous cueille et le pataras tribord ( cable qui retient le mat à l'arrière ) cède en deux, nous tombe sur la tête. Plus de peur que de mal, personne n'est blessé, et le mat est resté en place. Néanmoins, il faut absolument réparer, aussi je prends la décision, la mort dans l'âme ( car les milles gagnés contre le vent sont si chers ), de faire demi tour et de retourner vers la baie de Kumai pour réaliser à l'abri du mauvais temps une réparation de fortune. Quelques montées en haut de mat pour finalement installer un bon sanglage triple, "type : relais d'escalade foireux " ( certainement plus solide que la pièce qui a cassé net )- nous pourrions repartir. Mais voilà, on nous le déconseille vivement. Les pêcheurs, eux, le savent: ils ne sortent pas cette semaine de l'année, qui est celle de la transition de la mousson du nord est, créant une mer dangereuse avec des fronts orageux extrêmement violents sur Bornéo. Je n'insiste pas ( les récits de naufrage qui nous sont rapportés ne nous y encouragent d'ailleurs pas )et nous profitons de 2 jours de repos et d'attente pour visiter le Tanjung Puting National Park, l'une des plus belles réserves naturelles qu'il soit, connu de par le monde pour ses "hommes des bois"( Orang Outan ).
Mais avec tout ces contretemps à répétition, il ne me sera plus possible d'être à temps en Australie pour Noël. Il faut savoir respecter les éléments et accepter les signes ; " Noël en janvier, santé toute l'année !"
Le 19 décembre nous empruntons pour la 4ème fois le fleuve Kumai, mais cette fois-ci sous un déluge de pluie et de vent - le pilote automatique ne parvenant même plus à barrer ( sur ce coup j'aurais été mieux sous la capote...). Nous nous résolvons à imiter les barges, ferrys, cargos et pêcheurs locaux : nous mouillons dans un méandre du fleuve en attendant un retour à meilleure fortune - finalement jusqu'au lendemain matin.
Le 20 décembre nous repartons. Encore et toujours des prévisions météo complètement fausses et des navigations au près serré contre le courant selon des caps défavorables. Les prévisions météo auraient normalement été trés utiles pour définir des scénari tactiques ( bascules de vents etc ... ). On fait au mieux, au feeling.
Le 21 décembre, plus de gaz à bord. On s'y était préparé mentalement. On se débrouille pour récupérer de la chaleur via le circuit de refroidissement du moteur qui nous sert de mini chauffe- plat.
Aprés avoir fait un grand bord traversant toute la mer de Java, le 23 nous relâchons sous le vent de l'îlot dit de " Simedang" à l'entrée du détroit de Gaspar ( Est de Belintung, lat 3.19 long 107.14 ) où fatigués, nous nous octroyons notre repas de Noël, un vrai festin puisque entre les orages nous improvisons un barbecue avec, au programme,reste de pain de mie toasté, patate et oeufs à la braise, aubergine et magret de canard en boîte grillés. Le tout accompagné d'un survivant, un Côte du Rhône oublié du fond de cale .
Nous repartons le 24 décembre. Essuyons encore du mauvais temps. Passons 24 heures à faire du près contre des vents de 30 noeuds ( qui ressemblait à de la cape, pour être honnête )!! Le test de la réparation de fortune est pour l'instant concluant ..
- Masquer le texte des messages précédents -
Toujours aucune pêche (des sushis seraient tellement appréciés). C'est désespérant.
Aujourd'hui, 27 décembre, nous ne sommes plus qu'à 170 miles nautiques à vol d'oiseau de Singapour. " Si proche si loin."
Mais avec tout ces contretemps à répétition, il ne me sera plus possible d'être à temps en Australie pour Noël. Il faut savoir respecter les éléments et accepter les signes ; " Noël en janvier, santé toute l'année !"
Le 19 décembre nous empruntons pour la 4ème fois le fleuve Kumai, mais cette fois-ci sous un déluge de pluie et de vent - le pilote automatique ne parvenant même plus à barrer ( sur ce coup j'aurais été mieux sous la capote...). Nous nous résolvons à imiter les barges, ferrys, cargos et pêcheurs locaux : nous mouillons dans un méandre du fleuve en attendant un retour à meilleure fortune - finalement jusqu'au lendemain matin.
Le 20 décembre nous repartons. Encore et toujours des prévisions météo complètement fausses et des navigations au près serré contre le courant selon des caps défavorables. Les prévisions météo auraient normalement été trés utiles pour définir des scénari tactiques ( bascules de vents etc ... ). On fait au mieux, au feeling.
Le 21 décembre, plus de gaz à bord. On s'y était préparé mentalement. On se débrouille pour récupérer de la chaleur via le circuit de refroidissement du moteur qui nous sert de mini chauffe- plat.
Aprés avoir fait un grand bord traversant toute la mer de Java, le 23 nous relâchons sous le vent de l'îlot dit de " Simedang" à l'entrée du détroit de Gaspar ( Est de Belintung, lat 3.19 long 107.14 ) où fatigués, nous nous octroyons notre repas de Noël, un vrai festin puisque entre les orages nous improvisons un barbecue avec, au programme,reste de pain de mie toasté, patate et oeufs à la braise, aubergine et magret de canard en boîte grillés. Le tout accompagné d'un survivant, un Côte du Rhône oublié du fond de cale .
Nous repartons le 24 décembre. Essuyons encore du mauvais temps. Passons 24 heures à faire du près contre des vents de 30 noeuds ( qui ressemblait à de la cape, pour être honnête )!! Le test de la réparation de fortune est pour l'instant concluant ..
- Masquer le texte des messages précédents -
Toujours aucune pêche (des sushis seraient tellement appréciés). C'est désespérant.
Aujourd'hui, 27 décembre, nous ne sommes plus qu'à 170 miles nautiques à vol d'oiseau de Singapour. " Si proche si loin."

4 commentaires:
Et sur ce coup-là, merci à Gérard pour les contacts pris avec les constructeurs et accastilleurs pour définir les meilleures stratégies de réparation de fortune du pataras, et pour sa disponibilité malgré le décalage horaire et les difficultés de communication.
encouragements et pensées solidaires pour tout l'équipage jusqu'à l'étape singapourienne!
bises, Marie.
Salut l'équipage en mer et à terre !
On ne lâche rien de vos péripéties même si MAX est né hier pour compléter la tribu Pommeray d'un 5e membre. Tout le monde ici est ravi et on pense bien à vous.
Denis
JOYEUX ANNIVERSAIRE AU CAPITAINE !!!
puisqu'il a provisoirement posé sac à terre et qu'il est actuellement en bordée, peut-être offrira-t-il une tournée à la capitaine et au moussaillon pour célébrer ce 37ème galon de vieux loup de mer...
on t'embrasse très fort, tous nos voeux pour l'année qui vient !
Marie.
BON ANNIF Vincent...
Moi, je gouterai bien le thon banane ..
Bonne navigation
Enregistrer un commentaire