dimanche 26 août 2007

Minorque, Baléares

Position :

39 53 272 N
04 17 565 E
port de Mahon


Depuis trois jours nous mouillons à Mahon, principal port de Minorque, qui porterait le nom du plus jeune frère d’Hannibal.

Ville touristique, elle se distingue par ses nombreux vestiges préhistoriques ( Taulas, sorte de menhirs locaux ) qui rappellent ses premiers occupants. Nous mettrons à profit la journée de demain pour faire un point plus précis sur les civilisations, programme de 6ème oblige.
Ce soir, comme trois fois par jour, un même rituel se répète. Deux canards nous rendent visitent. Léo et Bia ne mollissent pas et n’hésitent pas une seconde à sacrifier une partie de notre cambuse pour ces hôtes de marque.

Hier, nous mettions pied à terre, escaladions les grands escaliers blancs en direction de l’église de la vieille ville qui domine le port, et observions le soleil se coucher. Au fond d’une caféteria une affiche attirait mon attention relâchée après trois jours de mer : « Horchata ».

Cette boisson du Nord Est de l’Espagne, extrait végétal, je ne l’aurai jamais oubliée sur le chemin du retour, après quelques lectures en haut de Montjuic et en descendant Calle Parlamento. Nous devrions bientôt retrouver Barcelone, et les souvenirs ne manqueront pas.
Je demande un grand verre, le fais goûter à mon équipage, et finis par l’engloutir tout seul.

Cette journée du 24 Août nous parait déjà loin. Vers minuit, le vent de nord-est espéré n’arrive toujours pas, et le ciel étoilé vire au noir. Alors que la lune devenue rouge nous abandonne derrière la ligne d’horizon, des éclairs plein le ciel révèlent un manteau nuageux aussi épais qu’inattendu ; les quarts se succèdent à bord.
Patricia tient son rang de louve des mers et ne bronche pas lors de la prise. La météo de la nuit annonce maintenant force 6 sur Minorque et mer forte. Le faible vent d’ouest tourne au nord-est puis monte en intensité en moins d’une heure. La mer s’agite avec une houle serrée, qui moutonne. A 6 heures, nous sommes poussées par 30 nœuds de vent droit sur notre objectif. L’allure n’est pas des plus confortable, génois bien ouvert et grand voile arrisée, mais ô combien efficace.
Vers 13h, nous entrons au port et après quelques hésitations sur le lieu du mouillage, décidons de jeter l’ancre dans une baie bien abritée de la houle.

Bien abritée de la houle mais pas du vent !
Et celui-ci ne cesse de se renforcer. Le spectacle de tous les skippers, debout sur la multitude de voiliers entassés au mouillage, se faisant de grands signes, et observant leurs amarres, très inquiets, nous inspire d’autant moins que derniers arrivés nous sommes à la fois proches des rochers et en première ligne si l’un d’entre eux décrochait. Mais voilà, il y a raisonnablement trop de vent pour relever l’ancre, et celle-ci est maintenant à pic sous notre voisin !

Tant pis nous tentons la manœuvre, l’idée d’une troisième nuit sans dormir, qui plus est dans un port, nous pousse à l’action. Patricia au guindeau, et moi la poignée de gaz à fond. Nous fonçons droit sur le voilier de devant, Patricia remonte la chaîne, et alors que l’étrave frôle la coque adverse j’inverse le sens de propulsion. L’ancre décroche, marche avant toute pour nous faufiler entre les autres voiliers, équipages médusés. Eux ils vont passer une sale nuit !

Dans l’euphorie, j’oublie les hauts fonds alentours et nous talonnons. Pour notre dériveur ce n’est pas trop grave. Je réquisitionne un corps-mort théoriquement réservé, à 21h j’estime que l’horaire est dépassé ! Je dévore une boite de rognons.
Mais où est passé l’équipage ?
Je le retrouve, le rejoins, nous dormons.

7 commentaires:

piti canella a dit…

oiii

como todo dia, passei aqui para ver se havia novidades sobre a família Vaz Sampaio Destot e voilà!! Li tudo em francês mesmo, fazer o que né??!! posso dizer que entendi 70% :) fico feliz que tudo esteja indo super bem, e vejo que Vincent está inspirado a escrever e isso é maravilhoso, Pat por favor dê sua colaboração em Português, ok? beijos cheios de saudades e boas vibrações pra vocês. E se faltar vento, avise, que daqui eu dou uma assopradinha! (risos!!)

Anonyme a dit…

Salvador, 29/08/2007
Queridos amigos Pat, Vicente, Bia e Leo
Estamos acompanhando todo o desenrolar do projeto e da viagem! Ficamos felizes em saber que ja estao nas Ilhas Baleares. Sergio tentou enviar uma mensagem mas parece que nao saiu no blog. Ele ficou todo orgulhoso em estar na foto como 1o. tripulante...(apesar de que sem navegar!)
Talvez aconteceu erro qdo ele tentou enviar. Vou tentar no anonimo mas tb enviarei copia p/ o email.
Neste ultimo final de semana foi a regata de Maragojipe, bela como sempre. Sergio e outros foram na tripula�ao do SAGARA (que foi o primeiro do 7 Deltas a chegar...).
Eu fui no barco de apoio com outras mulheres (O No Cego).
Dia 22/set sai a regata para Noronha.
Um beijao para todos Leila (e Sergio Aguiar)

Unknown a dit…

Pat e Vincent

Tambem estou acompanhando, e torcendo por vcs... assim que aposentar farei uma viagem parecida...
Bjus para vcs, Bia e Leo...
Fábio

Anonyme a dit…

Bon vent à vous les zamis ! On suivra vos pérégrinations et autres récits d'aventure avec intérêt ! A bientôt !

Anonyme a dit…

Pour la Horchata, la vraie, voir le site :
http://www.euro-info-tourisme.com/espagne/horchata.de.chufas.et.fartons.html
et imaginez, en attendant que ce blog soit doté d'un lien "parfum-goût"...
C'est du velours ! je comprends bien que Vincent l'ait retrouvée avec délices !
nos affectueuses pensées accompagnent tout l'équipage ;

Denis et Cnie a dit…

Bravo pour cette première étape déjà remplie d'aventures et de découvertes merveilleuses ! On reste à l'affut de la suite depuis notre camp de base clamartois.
Bises à tout l'équipage !
une petite animation des vacances Pommeray : http://petits-montagnards.blogspot.com/2007/08/crer-une-animation-partir-de-vos-photos.html

Anonyme a dit…

Du Vincent pur jus!

Pour celles et ceux qui se rappellent son récit de franchissement de col coupé à la circulation en rejoignant Serre-Che, je crois, avec Sam, je crois, un soir de neige, à pied et en redescente sur la route enneigée en snob, en arrivant au premier troquet où les locaux, médusés, le voient entrer et demander à téléphoner ( ce n'était pas encore l'ère des gsm )
pour prévenir Marie et Michel qu'ils sont passés, là où plus aucun véhicule ne passait, et qu'ils arrivent, pour celles et ceux qui se rappellent l'anecdote d'un run mémorable devant une coulée, et d'autres histoires encore, de finish à l'Aconcagua avec Michel et SuperMatt, de Waimea waves au Cap-Ferret ou de sculpture de trace en bas d'un mur gelé en arrêt Vitelli-turn après un tout droit de haut en bas à l'Alpe du Grand Serre, alors ce récit d'un premier mouillage est dans la même veine: Vincent, on ne l'arrête pas, si c'est faisable et sûr, même si c'est atypique et exceptionnel, en vrac et pas orthodoxe, pourvu que l'efficacité soit au rendez-vous...

Il y a bien des détails qui peuvent échapper à certaines et à certains, comme ce qu'est le guindeau, ou bien pourquoi il fallait mettre gros gaz en avant vers le bateau voisin qui tirait sur son amarre au point d'être venu se placer au-dessus de celle de Dolce Vita: précisément, avec le vent qui poussait les bateaux en les faisant tirer sur leurs amarres, Patricia ne pouvait pas relever l'ancre tant que la ligne de mouillage n'était pas soulagée de la traction, et pour cela, le seul moyen était de mettre en route vers l'avant... et l'autre bateau voisin!

Et de reculer avant de l'éperonner!

Ceci dit, Vincent, tu m'as bien expliqué qu'avec sa coque alu, plus solide que le plastique de la plupart des autres voiliers, votre navire ne craint pas les frottements intempestifs en ces de manoeuvres portuaires difficiles: on comprend tout de suite ce que tu as voulu prévoir par là!!! :o)

La renommée du Dolce Vita est en route: et celle de son cap'taine avec, le buveur d'horchata, qui en commande pour faire goûter à l'équipage, et qui s'avale tout tout seul ( le cap'taine a toujours plus soif.. en plus d'avoir toujours raison! ), celui qui manoeuvre au mouillage dans la tourmente, avec une hardiesse nocturne, au nez et à la barbe des équipages coturnes, pour se replacer et dormir tranquille, plutôt que de passer une nuit blanche la veille de visiter l'île...

Vincent le sans flip et sans tergiversations, le cap'taine qui fonce et prend des décisions, le dévoreur de rognons...
Z'ont qu'à bien s'tenir, les bachibouzouques, mille sabords ( moins un, sur ce coup-ci pas couça! )!!!

A part cela, on lit avec délectation les premiers épisodes de ce voyage des plus formateurs pour les plus jeunes de l'équipage, en observant que dès la première escale, c'est à un saut dans le temps et l'histoire qu'ils sont invités.

Soyez remerciés pour ce que vous partagez, et soyez heureux, on pense à vous!

Bises de Gwen, de Philou, de toutes celles et de tous ceux que nous aimons et qui vous aiment au plus profond de leurs êtres intérieurs...

Par sympathie, je fais traduire en portugais, probablement pas à la norme brésilienne, mais Altavista fera ce qu'il peut...

Do Vincent puro sumos! Para as e os que se recordam seu considerar de passagem de colo cortado à circulação se juntando a Serre-Che, creio, com Sam, mim creio, uma noite de neve, à pé e redescente sobre a estrada enneigée em snob, chegando primeiro troquet onde as salas, médusés, vêem-no entrar e pedir a telefonar (não era ainda a era dos GSM) para prevenir Marie e Michel que passaram, onde mais nenhum veículo passava, e que chegam, para as e os que se recordam a anedota de um run mémorable dianteira um vazamento, e outros histórias ainda de um muro congelado em acórdão Vitelli-turn após qualquer direito de parte superior inferior ao Alpe da Grande Estufa, então este considerar primeiro mouillage está na mesma veia: Vincent, não se para-o, se é praticável e certo, ainda que é atípico e excepcional, a granel e não ortodoxa, desde que a eficácia estiver ao encontro... Há muitos detalhes que podem escapar algumas e alguns, como que guindeau, ou porque era necessário pôr gordos gases adiante para a embarcação vizinha que tirava sobre seu amarre ao ponto a ter vindo de colocar-se acima a de Dolce Vita: precisamente, com o vento que empurrava as embarcações fazendo-o tirar sobre seus amarres, Patricia não podia aumentar a âncora enquanto a linha mouillage não for aliviada da tracção, e para aquilo, o único meio era pôr a caminho para a frente... e a outra embarcação vizinha! E recuar antes de do éperonner! Isto dito, Vincent, efectivamente explicaste-me que com o seu casco alu, mais sólido que o plástico da maior parte outros voiliers, o vosso navio não teme as fricções intempestivas estes de operações portuárias difíceis: compreende-se imediatamente que quiseste prever lá por!!!:o) A fama do Dolce Vita é a caminho: e a de som cap' taine com, o bebedor de horchata, que em encomenda para fazer provar à tripulação, e que se engole qualquer todo todos os único (o cap' taine tem sempre mais soif.. além de ter de sempre razão! ), o que manobra mouillage na tormenta, com hardiesse nocturno, ao nariz e a barba das tripulações coturnes, para colocar-se e dormir tranquilo, antes que de passar uma noite branca a véspera de visitar a ilha... Vincent ele sem flip e sem tergiversations, o cap' taine que naufraga e toma decisões, dévoreur de módulos... Z' tem que à bem realizar-se, o bachibouzouques, mil portas (menos um, sobre este golpe não couça! )!!! À parte aquilo, lê-se com deleitação os primeiros episódios de esta viagem dos mais formadores para mais jovem da tripulação, observando que a partir primeira escala, é um salto no tempo e a história que são convidados. Agradeçam para que compartilha, e sidos felizes, pensa-se à vocês! Bises de Gwen, de Philou, de todas as e todos os de que gostamos e que de os gostam ao mais profundo dos seus seres internos... Por simpatia, faço traduzir em português, provavelmente não à norma brasileira, mas Altavista fará que pode...

Bien cordialement...

Bem cordialmente...