jeudi 3 avril 2008

Cartagena, Colombia

Lat 10° 25 N

Lon 75° 32 O

Trois semaines de navigation et mouillages isolés entre Atlantique équatorial et mer des Caraïbes ; l’équipage désire retrouver la civilisation. Les récits de voiliers annoncent une navigation dangereuse. Les pirates toujours …. Puis en creusant, il s’agit du passage du cap formé entre le Venezuela et la Colombie. Nous décidons de le contourner largement par le nord (cf. parcours ).
Lors de la redescente vers le sud nous touchons des vents plus costauds qui forcissent pour atteindre, la dernière nuit, 40 nœuds. Heureusement nous les avons en poupe. Bien heureusement, car la veille, les durites du pilote automatique ont explosé en vol, sous l’effet de la houle et surtout du sel qui en 4 ans est venu a bout des ces tuyaux triples épaisseurs devant résister à des pressions de 200 bars !
Les conditions de mer ne permettent pas d’installer le deuxième pilote, c’est parti pour 20 heures de barre dans de grosses vagues très resserrées (pentues ) après 3 jours, sans avoir vraiment dormi : 1 heure Patricia, 1 heure Vincent. Un vrai régal de surfer avec une planche de 15 tonnes, comme mes potes de Grenoble dans la poudreuse de l’ADGS de ce début de printemps, ou mon tonton dans les rouleaux du CF ! La technique est cependant un peu différente :

- On relève la dérive pour se mettre en configuration surf
- On attend la série
- Au départ, on lofe… histoire de rendre « ardente » la monture ( avec 40 nœuds c’est sans problème )
- Quand on est rattrapé par la vague, on abat pour le straight down
- On recommence jusqu’à finir son heure de barre, on s’allonge, en rêvant des prochains « rides » de dans une heure ……

Au GPS, notre route zig-zague depuis que le pilote nous a laissés tomber. Patricia se montre redoutable dans l’exercice, réalisant les meilleures moyennes de distance au cap. De mon coté, il m’est difficile de rivaliser avec le doigté de ma louve des mers, la tentation de toutes ces vagues à surfer est trop forte ! Nous garderons finalement un bon souvenir de l’épisode, des regards profonds aux moments des relèves, qui voulaient dire beaucoup...



Nous atterrissons à Carthagène, à l’aube d’une journée radieuse. La Marina est familiale et décontractée. Je retrouve mon espagnol pour des discussions de pontons hautes en couleurs. Il fait chaud. Nous passerons au final une semaine à réparer ( pilote, frigo, dinghy, accastillage ) programme du matin, et à visiter la vieille ville fortifiée, héritage architectural espagnol du 17ème, au programme de l’après midi.


Nous pensons fort à Papé et Maminou au musée de l’or, qu’ils avaient visité… et aux après-midi basques entre sieste, photos de voyage et Sporting.

Nous déambulons dans les rues ensoleillées comme les personnages d’un roman de Garcia Marquez ………..

CARTAGENA

O mar para chegar em Cartagena é conhecido entre os navegadores, por seus ventos fortes e ondas grandes. A distancia entre Los Aves e Cartagena era de 4 dias com vento e corrente favoraveis.

Para nossa surpresa o piloto automatico, que trabalha todo o tempo, desde a nossa saida de Marselha, quebrou no terceiro dia. Vincent e eu, tivemos que timonear durante 20 horas, alternando a cada uma hora entre ondas de 3 metros e ventos de ate 80 km /hora . Foi uma dura experiencia, mas muito gratificante conseguir superar isto tudo.

Bia e Léo nao tinham direito de sair de dentro do barco, pois o mar estava muito perigoso. Fiquei surpreendida e orgulhosa de minha filhota que preparou comida e se ocupou de seu pequeno irmao , com muito carinho, enquanto nos, trabalhavamos duramente para levar o barco a um porto seguro.




A chegada a esta cidade fascinante, nos fez esquecer os momentos dificeis da navegação. Uma cidade de colonizaçao Espanhola, com fortificações incriveis e uma cidade antiga super bem restaurada e mantida. A parte da cidade moderna, cheia de predios grandes com uma arquitetura maravilhosa.
E para nossa maior supresa , encontramos uma cidade segura, super bem policiada e urbanizada…





Realmente recomendo aos amigos, que gostam de fazer turismo, de conhecer Cartagena.


Partiremos, hoje, para Samblas, ilhas de recifes, que ficam bem proximas ao canal de Panama. Todos dizem que são as ilhas mais bonitas do Caribe. Aguardem as cenas dos proximos capitolos.




7 commentaires:

Anonyme a dit…

Oi galera,

Cartagena parece ser muito interessante, muito bonita.
Pat, temos novidades, Jaque foi nomeada para trabalhar na Prefeitura de Salvador, mais especificamente na Guarda Municipal, como Gerente de Desenvolvimento e Corregedoria. Isso nã é só, pois ela está pretendendo abrir um negócio que eu contarei quando for concretizado.
Bem as notícias aqui estão ótimas, continue esvcrevendo em Português, pois adorei leras notícias de Cartagena

Beijos com amor

Beto, Jaque, Digo e Rafa

Anonyme a dit…

Bravo à tout l'équipage pour avoir si bien négocié le coup de vent. Le récit est superbe. Il donne meme envie.

Anonyme a dit…

adorei as fotos e principalmente o texto de Patoca, está escrevendo bem hein !!! Bia, parabéns por ser essa princesa ninja (lembra?)super corajosa!! :)
Beijossssssssss

pitoca

Anonyme a dit…

A todos Destot
Cartagena é muito bonita e nem parece Colombia.
Outro cidade legal é Barranquilla.
Pena que vocês não irão passar por lá.
E aí, Paty?
Vida de barqueiro não é moleza, né?
Beijão para todos.
Tio Roberto

Anonyme a dit…

Ben mon neveu, si on t'avait dit que les Waimea waves, tu les prendrais en amoureux avec tes enfants dans leur carrée, et toute la tension dans le blanc des yeux au moment de prêter la barre à ta douce pour son tour de take-offs, t'aurais cru?

Sur ce sans dec, on vous admire, mais hougre bigre, ça impressionne, comme récit...

Anonyme a dit…

Merci Patricia, qui raconte aussi bien qu'elle assure dans le gros temps: tes enfants et ton mari peuvent, eux aussi, être fiers de leur épouse et maman!

Le pilote aurait peut-être été moins sûr que toi et Vincent dans ces conditions, et puis, tu sais ce qu'on dit quand on subit une panne? Qu'il valait mieux que ça arrive avant d'avoir la semaine pour réparer, plutôt que plus tard, en étant dans des conditions plus difficiles pour la réparation et plus gênantes pour subir l'avarie, puisque si c'est arrivé, c'est que ça serait arrivé forcément un peu après, si ce n'était pas arrivé à ce moment-là.

Donc tout est préférable, après une épreuve ainsi formatrice et gratifiante, et nous, d'ici, nous commençons à avoir une confiance solide dans ce couple de jeunes voileux du tour du monde et leurs moussaillons, qui se montrent compétents et sûrs.

On vous félicite et on vous embrasse.

On pense à vous, là, parce qu'on a trouvé des physalis de Colombie au magasin, et qu'on a fait goûter aux enfants les fruits que leurs cousins sont en train de manger de l'autre côté de l'océan...

A part cela, en ce moment, les cours des céréales sont en train de grimper en flèche, parce que les stocks mondiaux sont descendus à 60 jours, et que les spéculateurs se jettent dessus pendant que les cours montent.

Il y a des émeutes dans des pays pauvres, le Plan Alimentaire Mondial, qui a besoin de transporter les denrées, subit de plein fouet la flambée des cours pétroliers et manque de près de 500M de dollars, et plus que jamais, on se dit que la démocratie planétaire devra être alimentaire.

Portez un message d'humanisme et de sérénité, vous qui avez choisi l'humilité et les seules ressources de vos forces contre les éléments, en ayant voulu aller découvrir ce monde qui aspire à plus de justice sociale, en particulier!

Recevez nos pensées avec vous sans cesse, et notre affection.

Philou.

Anonyme a dit…

Depuis le temps qu'on voulait vous dire notre affection et notre admiration...
A la lecture de votre récit, nous sommes transportés dans des endroits qui nous font rêver mais qui nous donnent aussi un aperçu des difficultés que vous rencontrez. Et là nous comprenons Marie et Michel. Les enfants ont bien grandi. C'est ce qui frappe dans les photos prises dans des cadres magnifiques. Ce beau voyage que vous leur offrez est sans doute le meilleur moyen de leur apprendre le partage et la tolérance.
Nous vous embrassons très fort.
La famille BOUCHAIR