vendredi 31 juillet 2009

Départ de Cape Town

On ne part pas un vendredi, c’est la règle. Deux jours que le temps est humide, froid, que Patricia et Léo sont repartis. J’ai le blues du marin resté trop longtemps à terre, dans la chaleur de la famille et de l’Afrique, et qui regarde son bateau comme un étranger.

Heureusement Jacques, notre nouvel équipier venu de Grenoble et Marcelino, qui a passé une semaine délicieuse avec Sandra, sont très motivés. Doucement nous rentrons dans le voyage, nouvelle étape qui doit nous mener de Cape Town à Salvador. Une étape particulière, puisque la dernière de ce périple autour du monde et des mers. Alors, lorsque le blues et la saudade de Bahia vous prennent, mieux vaut se concentrer sur l’avitaillement, car des choux et du diesel y’en n’aura pas au milieu de l’Atlantique Sud ….





Les prévisions météorologiques ne sont pas fameuses, de la bonne dépression des mers du Sud, déboulant tous les trois jours. Nous sommes toujours au cœur de l’hiver austral. Rien ne sert de se trouver des excuses météo pour retarder le départ.


Marie et Michel larguent les amarres du ponton du Royal Cape Yacht Club, nous souhaitent bon vent, et nous laissons derrière nous l’Afrique du Sud, plein d’images dans la tête, de sentiments forts et confus à la fois.


Les manœuvres et la cambuse permettent de souder notre équipage expérimenté et multiculturel. Partis un vendredi pluvieux, nous affrontons, les premiers jours, des vents faibles et contraires. Le froid rend les quarts pénibles. Nous longeons la côte d’Afrique vers le nord, à la recherche de la chaleur et des vents portants.



La traversée de l’Atlantique Sud sera longue, presque 4000 miles, et nous réservera certainement de nombreuses surprises … l’équipage de Dolce Vita envoie, à tous ceux qui l’accompagnent via le blog, plein de pensées affectueuses !





dimanche 26 juillet 2009

Soweto



Soweto n’est plus un township mais une grande ville. Cet ensemble hétéroclite de quartiers résidentiels populaires et de townships, où tout manque, est entré dans l’histoire de la lutte pour les libertés en 1976 lors des manifestations des étudiants noirs sud africains.

En visitant le mémorial Hector Pietersen on prend conscience de l’ampleur du système de ségrégation raciale mis en place en Afrique du sud et des luttes pour essayer d’en venir à bout.

Mais en sortant du Mémorial, et en visitant le quartier de Clipperstown, on se rend compte que la situation est aujourd’hui extrêmement explosive, complexe.





Avec Mandy qui nous guide, nous rencontrons les habitants de Clipperston, qui eux, survivent, aux portes de la capitale économique sud africaine. Au détour d’une case en tôle, nous recevons un accueil extrêmement émouvant.








En ce 26 juillet, anniversaire de « Mom Pat » ma lionne et louve des mers, nous soufflons les bougies d’un gâteau qui fera le bonheur des enfants, dans le véritable cœur d’un pays incroyablement beau et dur à la fois.



samedi 25 juillet 2009

Swaziland

Au milieu de l’Afrique du Sud nous découvrons le royaume du Swaziland. Une terre de contraste, sauvage, où le temps semble avoir suspendu son cours. Le temps frais et clair est idéal pour se balader en famille sur les crêtes des reliefs.












Léo qui a le contact facile et pour qui deux heures de marche est un simple échauffement, engage des sessions de « batailles » matinales avec Lali la cuisinière du lodge.


vendredi 24 juillet 2009

MpumalangaMpumalanga et le Parc Kruger

Finalement, Patricia et Léo arrivèrent le 19 juillet à Johannesburg, avec une journée de retard passée à batailler pour embarquer à l’aéroport de Sao Paulo. Quand on n’a pas vu sa famille depuis des mois, une journée devient une éternité.



J’avais promis à Léo mon petit lion de voir les lions, et puis les éléphants ….
Avec Mimi et Papi Michel qui nous rejoignent depuis Grenoble, sans round d’observation, nous prenons la route direction le Parc Kruger via Graskop où nos amphitryons Martin et Mady nous reçoivent avec beaucoup d’attention.


Armés d’appareils photos, de carnets pour noter les animaux, de jumelles et de beaucoup d’attention, nous arpentons le parc Kruger pour débusquer tous les animaux qui vivent ici en liberté.


Les paysages sont ceux de nos imaginaires, mêlant bush à antilopes et lions, rivières à hippopotames et gros rochers à éléphants.








À la tombée de la nuit nous respirons l’Afrique à plein poumon, et les zèbres prennent des teintes hallucinantes. Revenus au camp, avec Léo, nous nous racontons la journée et les animaux, en soufflant sur les braises du feu qui tient chaud et qui cuit les côtelettes.