
On ne part pas un vendredi, c’est la règle. Deux jours que le temps est humide, froid, que Patricia et Léo sont repartis. J’ai le blues du marin resté trop longtemps à terre, dans la chaleur de la famille et de l’Afrique, et qui regarde son bateau comme un étranger.

Heureusement
Jacques, notre nouvel équipier venu de Grenoble et Marcelino, qui a passé une semaine délicieuse avec Sandra, sont très motivés. Doucement nous rentrons dans le voyage, nouvelle étape qui doit nous mener de Cape Town à Salvador. Une étape particulière, puisque la dernière de ce périple autour du monde et des mers. Alors, lorsque le blues et la saudade de Bahia vous prennent, mieux vaut se concentrer sur l’avitaillement, car des choux et du diesel y’en n’aura pas au milieu de l’Atlantique Sud ….




Les prévisions météorologiques ne sont pas fameuses, de la bonne dépression des mers du Sud, déboulant tous les trois jours. Nous sommes toujours au cœur de l’hiver austral. Rien ne sert de se trouver des excuses météo pour retarder le départ.


Marie et Michel larguent les amarres du ponton du Royal Cape Yacht Club, nous souhaitent bon vent, et nous laissons derrière nous l’Afrique du Sud, plein d’images dans la tête, de sentiments forts et confus à la fois.

Les manœuvres et la cambuse permettent de souder notre équipage expérimenté et multiculturel. Partis un vendredi pluvieux, nous affrontons, les premiers jours, des vents faibles et contraires. Le froid rend les quarts pénibles. Nous longeons la côte d’Afrique vers le nord, à la recherche de la chaleur et des vents portants.

La traversée de l’Atlantique Sud sera longue, presque 4000 miles, et nous réservera certainement de nombreuses surprises … l’équipage de Dolce Vita envoie, à tous ceux qui l’accompagnent via le blog, plein de pensées affectueuses !
